Le scrutin des municipales des 15 et 22 mars pourrait bien être particulièrement riche en enseignements et en surprises. C’est finalement la première fois que le corps électoral municipal est consulté, dans une configuration normale, depuis 2014. Le scrutin de 2020 avait été une « élection en apesanteur », rappelle Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po Rennes. L’irruption de la crise sanitaire du Covid-19 et le confinement, annoncé le lendemain du premier tour, avaient biaisé les résultats, ne serait-ce qu’en matière de participation. Celle-ci avait en effet chuté de 20 points au premier tour, passant de 63,6 %, en 2014, à 44,7 %.
Pour autant, les municipales de 2026 diffèrent, par bien des aspects, des précédentes. Les péripéties du débat budgétaire au Parlement, l’instabilité de la vie politique nationale parasitent la campagne, comme tétanisée par le chaos. Les élus locaux et ceux qui sont candidats à les remplacer ne savent toujours pas, faute de budget pour le pays, de quelles marges de manœuvre budgétaires ils disposeront pour porter leurs projets.
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