mercredi, octobre 14

  • Menée conjointement avec celle du Covid-19, la nouvelle campagne annuelle de vaccination contre la grippe démarre ce mardi en France.
  • Santé publique France publie à cette occasion une analyse des caractéristiques épidémiologiques et virologiques de l’épidémie 2025-2026.
  • Voici ce qu’il en ressort.

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S’il est trop tôt pour savoir ce que réserve la saison grippale 2026-2027, l’heure est à la prévention pour les Français les plus fragiles. La campagne annuelle de vaccination contre la grippe saisonnière et le Covid-19 démarre mardi en France, avec comme enjeu majeur d’améliorer le niveau de protection, surtout après une épidémie de grippe encore sévère l’hiver dernier.

La grippe a frappé moins violemment la France lors de l’automne-hiver 2025/2026 par rapport à la saison précédente, marquée par une épidémie particulièrement sévère, mais a tout de même eu un impact élevé en matière de mortalité, avait résumé en avril dans un bilan provisoire Santé publique France. La surmortalité enregistrée sur la période de manière générale en donnait toutefois un indice : il est estimé à 12.700 décès contre 17.900 un an plus tôt.

Dans un article relayé ce mardi, jour du lancement de la nouvelle campagne vaccinale, Santé publique France revient plus en détail sur les caractéristiques épidémiologiques et virologiques de l’épidémie grippale 2025-2026. 

Une épidémie plus courte avec un seul pic

Premier enseignement, lors de la saison 2025-2026, l’épidémie a duré moins longtemps et, surtout, n’a connu qu’un pic, alors qu’elle avait rebondi après un premier sommet un an plus tôt. 

Plus en détail, l’épidémie de grippe a démarré au cours de la semaine du 1er au 7 décembre 2025, avant de rapidement atteindre son pic d’activité en ville entre le 15 et le 21 décembre et s’est terminée durant la semaine du 2 au 8 février, soit une durée de 10 semaines. 

Un impact différent en médecine de ville et à l’hôpital

Cette épidémie a en outre été marquée par un niveau d’intensité faible à modéré en médecine de ville avec environ 1,2 million de consultations, mais un impact élevé à l’hôpital, avec environ 115.000 passages aux urgences dont 21% ont donné lieu à une hospitalisation, une proportion plus élevée que la moyenne au cours des cinq précédentes épidémies, détaille Santé publique France. Elle a également eu un fort impact dans les établissements médico-sociaux (EMS) avec environ 1.600 signalements de cas groupés de grippe et en termes de surmortalité, avec environ 12.140 décès enregistrés, toutes causes confondues.

En conclusion, « l’épidémie de grippe 2025-2026 a été marquée par une discordance inhabituelle entre son impact en médecine de ville et celui observé à l’hôpital, en EMS, et en termes de mortalité », souligne l’agence, estimant qu’« au total, elle fait partie des épidémies les plus intenses depuis la dernière pandémie grippale en 2009. »

Circulation quasi exclusive des virus de type A

Autre différence observée : une seule souche a dominé cette fois les virus en circulation, contre plusieurs lors de la saison épidémique 2024-2025.  La saison 2025-2026 a ainsi été marquée par une circulation quasi exclusive des virus grippaux de type A. 

Plus en détail, une co-circulation des deux virus grippaux de type A, A(H3N2) et A(H1N1)pdm09, a été observée. Si le sous-type A(H3N2) est resté majoritaire parmi les prélèvements respiratoires positifs pour la grippe durant toute la période épidémique, les virus de sous-type A(H1N1)pdm09 ont circulé de façon active durant quasiment toute la saison.

Audrey LE GUELLEC

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