dimanche, avril 26

Deux juges d’instruction ont ordonné que le détenu radicalisé Franck Elong Abé soit jugé pour assassinat en relation avec une entreprise terroriste après avoir agressé mortellement le militant corse Yvan Colonna en 2022, a appris BFMTV ce dimanche 26 avril, confirmant une information de l’AFP.

L’agression avait eu lieu le 2 mars 2022 dans la prison d’Arles (Bouches-du-Rhône), où Yvan Colonna purgeait une peine à perpétuité pour l’assassinat du préfet Claude Erignac en 1998. Il est décédé des suites de ses blessures deux semaines plus tard, le 21 mars, à l’hôpital marseillais où il avait été transféré.

Franck Elong Abé n’est, en revanche, pas renvoyé pour association de malfaiteurs, ce qui a fait bondir les avocats d’Yvan Colonna et de son fils Ghjuvan Battista Colonna.

Un « ensemble abracadabrant »

Mes Sylvain Cormier et Emmanuel Mercinier-Pantalucci ont dénoncé dans un communiqué transmis à BFMTV que « l’hypothèse retenue » soit celle « d’un acte solitaire » alors que « l’assassin a revendiqué avoir agi en accord avec les services français », « que l’assassin a bénéficié d’une liberté d’aller et venir inexpliquée » ou encore « que ce crime a eu lieu précisément le jour où la vidéosurveillance était en maintenance ».

« L’on est prié d’admettre que l’ensemble abracadabrant de tous ces éléments relèverait d’une suite de coïncidences extraordinaires. Nous constatons plus volontiers que l’hypothèse retenue d’un acte solitaire est singulièrement conforme à la raison d’État », ont-ils accusé.

L’avocat de Franck Elong Abé n’était pas joignable dans l’immédiat.

Article original publié sur BFMTV.com

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