- Le 20 novembre 2025, un incendie s’est déclaré dans un cabinet dentaire d’Oignies.
- Dans les décombres, les pompiers avaient découvert le corps sans vie d’une dentiste.
- Son assistante a été mise en examen cette semaine pour « assassinat ».
Près de trois mois après le drame, les investigations des enquêteurs de la police judiciaire ont porté leurs fruits dans une affaire qui semblait au départ être un accident. Le 20 novembre 2025, à 11h30, les pompiers avaient en effet été appelés pour intervenir sur un incendie dans un cabinet dentaire situé rue Ernest Renan à Oignies dans le Pas-de-Calais.
Au cours de leur intervention, les soldats du feu avaient découvert le corps sans vie d’une femme, docteur en chirurgie dentaire âgée de 49 ans. L’autopsie du corps de la victime et les expertises toxicologiques avaient permis d’établir que la mort était antérieure à l’incendie et le rapport d’expertise avait conclu à un sinistre d’origine humaine et volontaire.
Le mobile du crime n’a pas été dévoilé
Rapidement, l’assistante dentaire de la victime et trois de ses proches ont été soupçonnés d’être impliqués dans ce crime. Mardi dernier, 10 février, ces quatre individus ont été placés en garde à vue et entendus par les enquêteurs.
Le lendemain, 11 février, trois des suspects, dont l’assistante dentaire et son compagnon, ont été présentés au magistrat instructeur le 11 février 2025. La quatrième personne suspectée a été remise en liberté, annonce ce samedi le procureur de la République de Béthune, Etienne Thieffry. « L’assistante dentaire est mise en examen pour ‘assassinat, destruction par moyen dangereux et escroquerie’. Son compagnon est mis en examen pour ‘complicité d’assassinat’, ‘complicité de destruction par moyen dangereux’ et pour ‘recel d’escroquerie’. Ils ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention conformément aux réquisitions du parquet. La troisième personne suspectée est mise en examen pour recel d’escroquerie et placée sous contrôle judiciaire' »
, détaille le magistrat.
Ce dernier n’a donné aucune précision concernant le mobile éventuel du crime. Pour les faits qui lui sont reprochés, l’assistante dentaire encourt la réclusion criminelle à perpétuité. L’escroquerie est punie de 5 ans d’emprisonnement et de 375.000 euros d’amende.












