- Neuf personnes ont été interpellées et sont placées en garde à vue ce mardi, dans le cadre de l’enquête sur la mort du jeune Quentin Deranque, passé à tabac jeudi à Lyon.
- Cinq interpellations ont eu lieu dans l’après-midi et quatre dans la soirée, a détaillé le procureur.
- Selon nos informations, un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault compte parmi eux.
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Mort de Quentin Deranque, 23 ans, violemment agressé à Lyon
Cinq jours après l’agression mortelle, l’enquête s’accélère. Neuf personnes ont été interpellées et placées en garde à vue ce mardi 17 février, dont un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnault, dans le cadre des investigations sur la mort du militant nationaliste Quentin Deranque (nouvelle fenêtre) à Lyon, selon nos informations. Souffrant d’un grave traumatisme crânien, l’étudiant de 23 ans avait succombé à ses blessures à l’hôpital samedi, après avoir été roué de coups deux jours plus tôt, par au moins six individus masqués et cagoulés, d’après le parquet.
Les différentes interpellations ont été annoncées au compte-gouttes à partir du début de soirée, dans le cadre de cette enquête ouverte pour « homicide volontaire »
(nouvelle fenêtre). Après avoir auditionné les témoins, exploité des vidéos et de la téléphonie, les enquêteurs étaient parvenus mardi matin à identifier une partie des suspects et ont procédé à cinq interpellations dans l’après-midi et quatre dans la soirée, a détaillé le procureur de Lyon, Thierry Dran, auprès de l’AFP. Parmi elles, six interpellations sont en lien direct avec les faits (nouvelle fenêtre), a-t-il précisé à TF1-LCI. Ces gardes à vue peuvent durer jusqu’à 48 heures.
Raphaël Arnault a décidé de « mettre fin » au contrat de son assistant parlementaire
D’après nos informations, parmi les personnes interpellées figure Jacques-Elie Favrot, un assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de l’organisation antifasciste La Jeune Garde (nouvelle fenêtre). Toujours d’après nos informations, ce collaborateur est un ancien membre de ce groupuscule, mais n’est pas un militant LFI. Via son avocat, il avait démenti « formellement être responsable de ce drame »
et s’était retiré de ses fonctions « le temps de l’enquête »
.
D’après le collectif identitaire Némésis, dont Quentin Deranque était proche, le jeune militant a été frappé par des individus liés à la Jeune Garde, mais ces accusations n’ont pas été confirmées par le parquet à ce stade. Le groupuscule a assuré ne pouvoir
« être tenu pour responsable »
de l’agression (nouvelle fenêtre), « ayant suspendu toutes ses activités »
après sa dissolution en juin 2025.
Le député Raphaël Arnault, qui avait exprimé dès samedi « horreur et dégoût »
après l’annonce du décès de Quentin Deranque, a annoncé ce mardi soir sur X avoir « engagé auprès des services de l’Assemblée les procédures pour mettre fin »
au contrat de son assistant parlementaire, avant même son interpellation. « À l’enquête désormais de déterminer les responsabilités »
, a-t-il ajouté, tandis que LFI a rejeté toute responsabilité dans ce drame (nouvelle fenêtre). La présidente du Palais-Bourbon, Yaël Braun-Pivet, avait elle indiqué lundi suspendre ses « droits d’accès »
à l’hémicycle, après que son nom avait été « cité par plusieurs témoins »
de l’agression.
Les enquêteurs ont pris le temps de rassembler les preuves
Parmi les autres personnes interpellées, on compte au moins trois autres hommes, âgés d’une vingtaine d’années, d’après nos informations.
Selon une source proche de l’enquête à TF1-LCI, les investigations ont pris plusieurs jours, mais les enquêteurs de la division de la criminalité territoriale du Rhône ont pris le temps pour cueillir un maximum d’individus. Certains commençaient à parler, d’autres à faire disparaître des preuves numériques. Tous les indices ont été conservés précieusement, permettant in fine
ce large coup de filet.











