À droite, comme dans le camp présidentiel, toutes les accusations se tournent vers La France insoumise (LFI), bien que les responsables de l’agression mortelle du jeune militant identitaire Quentin Deranque n’aient pas encore été interpellés.
La France insoumise n’a « aucun lien » avec cette agression, ni « aucune responsabilité politique », a lancé, mardi 17 février, son coordinateur national, Manuel Bompard, sur France Inter. Le député insoumis Éric Coquerel, sur RTL, a dénoncé une « récupération sordide et politicienne » du décès du jeune militant nationaliste. Il a estimé que les attaques contre La France insoumise avaient pour but d’« affaiblir, voire d’éliminer » le parti.
Pour la présidente du groupe LFI, la ficelle est un peu grosse : « Nous voyons bien derrière les attaques qui sont faites contre nous, une volonté de marginaliser La France insoumise qui va d’ailleurs avec l’acte qui a été posé il y a quelques jours de nous classifier à l’extrême gauche », réagit Mathilde Panot, au micro de Charlotte Urien-Tomaka, du service politique de RFI.
Depuis le drame, les Insoumis font bloc : « Je rappelle que La France insoumise n’a rien à voir avec ce qui s’est passé à Lyon. Rima Hassan, qui est régulièrement citée, n’a rien à voir avec ce qui s’est passé. Ni Raphael Arnault qui se trouvait en hémicycle à ce moment-là », ajoute Mathilde Panot.
Plusieurs suspects identifiés
Des propos dénoncés par le président du parti et du groupe UDR, Éric Ciotti. Il pointe du doigt la proximité du groupe antifasciste avec LFI : « Ce sont des barbares, ce sont des terroristes. La responsabilité, au contraire, est lourde. On voit la connivence entre LFI et la Jeune Garde [organisation fondée en 2018 par Raphaël Arnault, aujourd’hui député de La France insoumise, NDLR]. On voit que M. Arnault siège ici à l’Assemblée nationale, donc il a introduit dans l’hémicycle tous les ferments de cette violence. Il est d’ailleurs fiché lui-même. »
Eric Ciotti a d’ailleurs demandé que les députés observent une minute de silence en mémoire du jeune homme en introduction des questions au gouvernement ce mardi après-midi.
Par ailleurs, les responsabilités du décès de Quentin Deranque n’ont pas encore été établies. Plusieurs suspects ont tout de même été identifiés, dont certains liés à l’« ultragauche » mais pas fichés S, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier. Le jeune homme a succombé à des coups portés par au moins six personnes masquées et cagoulées, a déclaré lundi le procureur de Lyon, qui a requalifié l’enquête en « homicide volontaire ».
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