FRANCE 2 – 21 H 10 – MINISÉRIE
On ne demandait pas à deux télévisions publiques européennes – France Télévisions et la RTBF – de rivaliser avec Netflix, de raconter la vie de François Mitterrand (1916-1996) avec le luxe de détails, vrais et inventés, que la plateforme mit dans la biographie d’Elizabeth II, avec la série The Crown. La disproportion des moyens est évidente. N’empêche, l’impression de pingrerie qui reste après la vision de la minisérie Mitterrand confidentiel, diffusée sur France 2, ne tient pas seulement à l’étroitesse du format (quatre épisodes pour raconter plus d’un demi-siècle) ou à la modestie du budget.
Il y a, dans la manière qu’a le scénario de Stéphane Pannetier de morceler la vie du quatrième président de la Ve République en séquences disjointes dans le temps, comme un aveu d’échec. Débutant au moment de l’évasion du prisonnier de guerre Mitterrand, le récit s’achève autour du cercueil de celui qui n’a survécu que quelques mois à la fin de son mandat. Entre-temps, on est allé et venu de l’esquisse d’une ascension à la peinture hâtive d’une fin de règne.
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