Premier risque : la présidente mexicaine ne sait pas jusqu’où iront les représailles du cartel. Autre danger : la mort de Nemesio Oseguera, surnommé El Mencho, pourrait fragmenter l’organisation, et même provoquer plus de violence entre narcotrafiquants et contre les habitants.
Enfin, le gouvernement mexicain peut être accusé d’avoir agi sous pression des États-Unis, qui avaient fixé à 15 millions de dollars la récompense pour la capture de ce trafiquant de fentanyl, l’un des plus importants du continent.
« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération »
Claudia Sheinbaum a assuré ce lundi qu’aucun militaire états-unien n’accompagnait les soldats mexicains lors de l’opération.
« Les forces américaines n’ont pas participé à l’opération. Ce qu’il y a eu, c’est un échange de renseignements avec les États-Unis : le gouvernement américain nous a fourni des informations. Mais toute l’opération, y compris sa planification dès le départ, a été menée par les forces fédérales mexicaines, sous la responsabilité du ministère de la Défense nationale. »
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Se démarquer de son prédécesseur
Avant elle, l’ancien président Andrés Manuel Lopez Obrador promettait des câlins plutôt que des balles pour lutter contre l’insécurité. Cette politique a été un échec. Alors la nouvelle présidente, élue en 2024, cherche à s’en démarquer. Elle a misé davantage sur le renseignement et sur la coordination entre les forces de sécurité du pays.
Mais malgré la mort d’El Mencho, le chemin sera encore long avant que l’État reprenne le contrôle de tout le territoire.
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