vendredi, mai 15

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, s’est félicité d’avoir eu un « bon entretien téléphonique » avec le président américain, Donald Trump, concernant les relations germano-américaines, alors que sa propre cote de popularité continue de chuter outre-Rhin.

Selon le baromètre Deutschlandtrend de l’ARD publié la semaine dernière, un an après l’entrée en fonction du gouvernement fédéral, seuls 13 % des personnes interrogées se disent encore satisfaites de son action. La cote de Friedrich Merz a elle aussi nettement reculé au cours de sa première année de mandat et ne s’établit plus qu’à 16 %.

Un débat houleux

Le gouvernement fédéral prévoit d’ici la pause estivale un paquet de réformes portant sur la fiscalité, le marché du travail, les retraites et la réduction de la bureaucratie. Ces dernières semaines, la coalition noir-rouge a toutefois été à plusieurs reprises le théâtre de tensions.

Lors d’un débat organisé jeudi dans le cadre du Katholikentag à Wurtzbourg, au cours duquel des jeunes, surtout, lui ont posé des questions, le chancelier a également reconnu des lacunes en matière de communication.

Des militants pour le climat ont perturbé le débat avec Merz par des interjections et des sifflets. Les plus de 1 000 auditeurs présents dans la salle ont d’abord suivi la scène avec patience pendant quelques minutes, puis ont demandé aux quelque quatre manifestants de quitter la salle.

Les agents de sécurité ont escorté une femme hors de la salle, tandis qu’une autre militante est partie de son plein gré. La manifestation a ensuite pu reprendre.

Une jeune femme proteste pendant un discours du chancelier Friedrich Merz lors d’un débat au Katholikentag allemand, le jeudi 15 mai 2026 à Wurtzbourg – AP Photo

Friedrich Merz a souligné que beaucoup de personnes en Allemagne travaillent déjà énormément. Dans le même temps, la durée de vie active et le volume annuel de travail y sont, en comparaison internationale, inférieurs à ceux de nombreux autres pays industrialisés. Si l’on veut préserver le niveau de prospérité actuel, il faut, selon lui, s’engager davantage collectivement et fournir plus d’efforts.

Friedrich Merz dit vouloir provoquer un « sursaut collectif » pour sortir l’Allemagne du marasme actuel. Il a également réitéré sa volonté de diffuser un message d’optimisme et d’instaurer la confiance face aux grands défis du moment, tout en admettant qu’il devait à l’avenir expliquer ses positions de façon encore plus claire.

Nouvelle critique à l’égard des États-Unis

À l’égard des États-Unis, Friedrich Merz s’est à nouveau montré critique lors du Katholikentag, déclarant que son admiration pour le pays « n’augmente pas en ce moment ».

« Je ne recommanderais pas à mes enfants, aujourd’hui, d’aller aux États-Unis, d’y faire leurs études et d’y travailler. Tout simplement parce qu’un certain climat social s’y est soudain développé », a-t-il indiqué.

L’Allemagne offre une économie sociale de marché et non un capitalisme pur et dur, a poursuivi le chancelier. De nombreux jeunes, y compris des talents hautement qualifiés, ont actuellement du mal à trouver un emploi aux États-Unis.

Dans l’après-midi, il a ensuite déclaré sur X qu’il avait appelé le président américain, Donald Trump, saluant une « bonne conversation téléphonique ».

« Nous sommes tombés d’accord sur les points suivants : l’Iran doit maintenant revenir à la table des négociations ; il doit rouvrir le détroit d’Ormuz ; Téhéran ne doit pas se doter de l’arme nucléaire. Nous avons également parlé d’une solution de paix pour l’Ukraine et coordonné nos positions en amont du sommet de l’OTAN à Ankara. Les États-Unis et l’Allemagne sont des partenaires solides au sein d’une OTAN forte », a-t-il écrit.

La dernière fois que Friedrich Merz s’est exprimé devant des jeunes à propos des États-Unis, le président américain avait réagi avec virulence, ce qui avait entraîné un nouvel épisode de refroidissement dans leurs relations.

Trump avait alors écrit sur sa plateforme Truth Social que Merz ne savait pas de quoi il parlait et qu’il n’était guère étonnant que l’Allemagne soit en si mauvaise posture, économiquement et plus généralement.

Auparavant, en avril, Merz avait déclaré dans un établissement scolaire de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, à propos des États-Unis, qu’une nation tout entière était humiliée par la direction iranienne.

Ce texte a été traduit avec l’aide de l’intelligence artificielle. Signaler un problème : [feedback-articles-fr@euronews.com].

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