Un bref face-à-face avait résumé toute la violence du narcotrafic, la déstabilisation aussi d’une institution comme l’administration pénitentiaire. Le 13 janvier, devant le tribunal correctionnel de Marseille, l’ancienne directrice des Baumettes, dans son uniforme d’apparat, avait apostrophé Othmane B., 30 ans, un détenu du centre pénitentiaire de Nantes, jugé en visioconférence. « Monsieur B., ce que vous avez publié a bouleversé ma vie. C’est un appel à l’assassinat réel avec pour moi un risque majeur de mourir, mourir pour ma famille, mourir pour mes amis, mourir pour la France. » Et de conclure : « Vous avez brisé ma vie. Je ne vais pas bien du tout. »
Le tribunal a condamné, jeudi 28 janvier, pour « apologie de crime » – mais relaxé pour « acte d’intimidation » – Othmane B. à trente mois de prison assortis d’un mandat de dépôt et d’une interdiction durant trois ans de paraître dans les Bouches-du-Rhône et d’entrer en contact avec l’ex-directrice des Baumettes. Une même condamnation a été prononcée contre Sabrina M., 30 ans, une ancienne détenue des Baumettes qui, le 13 janvier, avait refusé de sortir de sa cellule pour être jugée en visioconférence depuis la prison de Lyon.
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