- Un an après avoir remporté la « Star Academy », Marine prend part à un projet auquel elle rêvait sans trop y croire.
- « ‘La chanson des Restos’ me donne à chaque fois envie de pleurer », témoigne la Nordiste de 25 ans qui entretient un lien particulier avec l’association fondée par Coluche.
- Elle revient pour nous sur son expérience sur la scène du spectacle « La Ballade des Enfoirés », qui est diffusé vendredi 27 février à 21h10 sur TF1 et en streaming sur TF1+.
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Les Enfoirés, ces artistes qui chantent pour les Restos du Cœur
Sa vie a basculé il y a tout juste un an. Ça n’empêche pas Marine d’apparaître intimidée face à la dizaine de journalistes qui l’attendent en coulisses de l’Accor Arena à Paris, où elle participe depuis plusieurs jours à l’enregistrement du concert des Enfoirés pour la première fois.
« Je ne pensais pas que c’était comme ça »
, glisse la gagnante de « Star Academy » qui étrenne avec fierté son titre de nouvelle recrue de la troupe qui chante pour les Restos du cœur. Une association que connaît bien la Nordiste de 25 ans, elle qui a souvent accompagné sa grand-mère bénévole plus jeune. « C’est important d’aider quand on peut, à notre manière »
, insiste-t-elle. L’adjectif « fou »
reviendra par trois fois dans sa bouche pour qualifier cette expérience pas comme les autres pour cette jeune artiste qui a le cœur sur la main.
Que représente pour vous le fait d’intégrer les Enfoirés ?
Marine : C’est hyper émouvant et hyper étrange parce que c’est comme la « Star Academy ». C’est quelque chose que tu vois d’abord chez toi à la télé, c’est un programme culte. Les Enfoirés, c’est un peu une tradition familiale. D’y être ensuite, c’est fou. Ma grand-mère maternelle, pour qui j’ai écrit la chanson « Dalida » dans mon album et qui a la maladie d’Alzheimer, était bénévole aux Restos du cœur. J’y allais parfois avec elle. C’est hyper symbolique d’y être mais d’une autre façon.
Quels souvenirs avez-vous de ces missions en tant que bénévole avec elle ?
C’était à Saint-Nicolas-lez-Arras, près d’Arras, où on habitait. On faisait plusieurs choses. Parfois, on allait faire des collectes au supermarché. Les gens pouvaient acheter des conserves ou d’autres produits et les mettaient dans nos caddies. Parfois, on allait directement dans des centres où on faisait des distributions. Il y avait aussi les soirées de Noël où on offrait des cadeaux aux enfants. J’ai fait beaucoup de petits trucs comme ça pour les Restos. Je crois que ma grand-mère ne s’en souvient plus, en vrai. J’ai essayé de lui en reparler l’autre jour, mais c’est un peu vague pour elle.
Qu’est-ce que cette expérience vous a apprise ?
On se rend vite compte qu’on n’est pas tous logés à la même enseigne et que c’est important d’aider quand on peut, à notre manière. Là, c’est encore différent parce qu’on ne les aide pas de la même façon. Mais on voit quand même que tous les gens sont heureux dans le public et que ça leur apporte du bonheur.
Vous êtes-vous dit que c’était peut-être trop tôt pour rejoindre les Enfoirés ?
Je ne me suis pas dit que c’était trop tôt, non. J’étais contente en vrai. Je ne pensais pas que ça arriverait mais j’espérais le faire un jour. Je n’ai pas hésité, j’ai dit oui tout de suite. Je trouvais ça fou en fait. C’était un peu une manière de boucler la boucle.
Il y a vraiment un esprit d’équipe, on est dans le même bateau. On réussit ensemble, parfois on foire ensemble, mais c’est marrant
Il y a vraiment un esprit d’équipe, on est dans le même bateau. On réussit ensemble, parfois on foire ensemble, mais c’est marrant
Marine
Comment avez-vous vécu cette première édition ?
Trop bien ! J’allais dire que c’est un peu le bordel, mais ce n’est pas vraiment ce que je veux dire (rires)
. Au début, il y en a dans tous les sens. C’est un spectacle qui se construit au fur et à mesure de la semaine, qui évolue. J’ai été ajoutée sur des tableaux en cours de route. Je crois que le public ne voit jamais exactement le même show. C’est aussi l’occasion de rencontrer plein d’artistes, plein de gens qu’on n’a jamais vus. Julien Clerc est venu me voir et m’a dit : « C’est toi qui écris des chansons ? »
J’étais choquée, je me suis dit : « Donc Julien Clerc trouve que j’écris bien et tout »
. (rires)
On vous a vue très proche de Jenifer sur Instagram. Qu’est-ce que vous vous êtes dit ?
On était assises dans le canapé et tout bêtement, on s’est dit : « Tiens, c’est marrant. Toi, t’es la première gagnante et moi la dernière pour l’instant »
. On s’était déjà vues avant mais on a pu discuter de la manière dont on a vécu les choses, de nos débuts, etc. C’est fou d’apprendre de l’expérience d’artistes qui sont là depuis longtemps. Je partage une chanson un peu technique avec Lara Fabian, elle m’a donné des conseils.
Y a-t-il un petit brief à l’arrivée pour apprendre comment être une bonne Enfoirée ?
Non, même pas, mais ils m’ont très bien accueillie. Je n’avais pas particulièrement peur qu’on m’accueille mal non plus ! Il y a tout de suite eu un truc de bienveillance. Ils m’ont prise sous leur aile et me poussent tout le temps devant sur la scène. Ils m’ont juste dit de profiter et de m’amuser. Matt Pokora m’avait envoyé un message pour me dire : « Je m’occupe de ton bizutage »
mais ça n’est pas arrivé ! (rires).
C’est aussi beaucoup moins stressant que d’être seule sur scène. Il y a vraiment un esprit d’équipe, on est dans le même bateau. On réussit ensemble, parfois on foire ensemble, mais c’est marrant.
C’est moins stressant que la « Star Academy » ?
Oui, ce n’est pas le même enjeu. Personne ne va être éliminé ce soir (rires)
! Je crois que la « Star Academy » est un bon entraînement, rien que pour les tableaux. C’est vrai qu’on est habitués, mais là c’est beaucoup plus de travail quand même, parce que ça se fait sur une semaine.
« Femme » de Nicole Croisille est-elle l’une des chansons que vous avez préféré chanter ?
Ah non ! (rires)
Ça, c’était mon « All By Myself » de la tournée « Star Ac ». C’est le moment de stress, je ne suis pas bien. C’est un beau tableau mais la note est un peu difficile et en ce moment je suis un peu… Ça va, tout à l’heure c’était pas trop mal ! J’aime bien « Ma philosophie » d’Amel Bent, la chorégraphie est cool. Et après, c’est un peu cliché mais « La chanson des Restos » me donne à chaque fois envie de pleurer. À chaque fois, je me suis retenue. Il y a quelque chose de très émouvant dans ce titre, avec les bénévoles.
Qui vous a le plus impressionnée sur scène ? L’ancien rugbyman Sébastien Chabal ?
C’est vrai qu’il est vraiment imposant, mais Joseph Kamel l’est encore plus ! Je ne sais pas, c’est dur… Je dirais la voix de Patrick Fiori. Il envoie, il n’a pas besoin de micro (rires)
.
>> « La Ballade des Enfoirés » – sur TF1 et TF1+ vendredi 27 février à 21h10











