Au lendemain de la condamnation de Marine Le Pen, les réactions continuent d’affluer.
La présidente de l’Assemblée nationale s’est exprimée à ce sujet mardi.
Elle défend le « pluralisme » au sein de l’hémicycle.
La condamnation de Marine Le Pen au cœur de toutes les discussions. Vingt-quatre heures après l’annonce de la peine d’inéligibilité prononcée contre la députée Rassemblement national, le soufflé n’est pas retombé. La patronne du groupe RN à l’Assemblée s’est longuement exprimée ce matin devant les membres de son groupe, assurant que « le système a sorti la bombe nucléaire » pour la condamner, mais qu’elle ne se laisserait « pas faire ».
Une première sortie avant les Questions au gouvernement lors desquelles trois députés Rassemblement national interpelleront le Premier ministre François Bayrou sur la condamnation de Marine Le Pen : Jean-Philippe Tanguy, Laure Lavalette et Sébastien Chenu.
Avant cette séance, la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, a été interrogée. « Aujourd’hui, ça n’a aucun impact sur l’Assemblée nationale, elle reste présidente de groupe et l’Assemblée nationale doit faire l’écho du pluralisme politique qui existe dans notre pays. On a besoin de pluralisme, on a besoin qu’à l’Assemblée nationale toutes les voix puissent s’exprimer. Et évidemment celle de Marine Le Pen, présidente du groupe Rassemblement national s’exprime à l’Assemblée et je ne doute pas qu’elle continuera à le faire. C’est important, toutes les voix doivent pouvoir être portées ici« , a-t-elle commenté.
Pour rappel , Marine Le Pen a été condamnée pour détournement de fonds publics, lundi, par le tribunal de Paris dans l’affaire des assistants de parlementaires européens. Les juges ont prononcé une peine d’inéligibilité de 5 ans avec exécution provisoire à l’encontre de la députée, également condamnée à 4 ans de prison dont 2 ferme aménagés sous bracelet électronique.