Avec notre correspondante à Antananarivo, Aurélie Kouman
Cette décision répond d’abord à la multiplication des scandales d’exportation illicite de ressources naturelles. Il y a trois jours, près de six kilos de lingots d’or ont été saisis à l’aéroport d’Ivato, cachés dans la valise d’une passagère.
Le président s’est déplacé en personne ce jour-là pour dénoncer ce qu’il appelle « un réseau qui appauvrit le pays ». Selon lui, ce réseau exporterait de l’or deux fois par semaine, alors qu’une autre expédition, d’au moins 16 kilos, aurait déjà échappé aux contrôles. Des fonctionnaires de l’aéroport seraient directement impliqués, toujours selon le président.
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Un précédent après la fuite de Christian Ntsay
Ce tour de vis sur les jets privés intervient aussi quelques mois après un précédent qui avait marqué l’opinion : la fuite, en octobre dernier, de l’ancien Premier ministre Christian Ntsay et de l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga vers l’île Maurice, juste avant la chute du régime Rajoelina.
Leur avion, un Cessna immatriculé 5R-HMR, avait tourné en rond avant d’atterrir à Maurice. L’affaire avait été dénoncée par le directeur général de l’Aviation civile de Madagascar, qui a saisi le pôle anticorruption en janvier. Elle fait aujourd’hui l’objet d’enquêtes parallèles dans les deux pays. À Maurice, 37 personnes ont déjà été entendues. Une enquête est également en cours à Madagascar.
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