Plusieurs lectures sont possibles, mais la plus évidente, c’est justement la volonté pour ces 80 députés de se désolidariser de l’ancien régime et de l’ancien président Andry Rajoelina, renversé à la mi-octobre. Autrement dit, ils quittent les rangs de l’opposition pour soutenir le pouvoir actuel.
Sauf que, selon la presse malgache, la Constitution interdit aux députés de rallier un parti autre que celui au nom duquel ils se sont fait élire. La solution trouvée est simple : ils ont créé la VFM, une nouvelle plateforme qui, outre les députés, rassemble d’anciens élus, des maires et des chefs de fokontany, des sous-divisions administratives.
Dans le même temps, en annonçant la création de cette nouvelle entité, le groupe a prêté allégeance au pouvoir du colonel-président Michael Randrianirina.
Par ailleurs, rappelons que la dissolution de l’Assemblée nationale est l’une des revendications de la société civile, et notamment de la Gen Z. Un processus de « concertation nationale » est d’ailleurs en cours.
En se regroupant dans une nouvelle formation, l’enjeu pour ces députés frondeurs et autres personnalités politiques serait de se consolider et de s’affirmer, avant toute réforme des institutions.
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