vendredi, juillet 24

Avec notre correspondante à Antananarivo, Aurélie Kouman

Journée de deuil national à Madagascar ce vendredi. Un culte a été organisé sous la houlette des quatre chefs de l’Église œcuménique pour rendre hommage aux victimes des disparitions et enlèvements qui ébranlent la quiétude de la population depuis plusieurs semaines.

Les autorités de la Refondation étaient présentes pour témoigner leur soutien aux familles des victimes.

Homélie

Le parvis devant l’Hôtel de ville d’Antananarivo n’était pas noir de monde ce vendredi matin, mais plutôt blanc, suites aux instructions données par les organisateurs de cette journée.

Les chants de chorales et d’artistes évangéliques ont remplacé les bruits de moteurs habituels que l’on entend généralement à cette heure, sur cette place très fréquentée de la capitale.

Plusieurs chapiteaux étaient disposés avec, en première ligne, le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, et son Premier ministre, Mamitiana Rajaonarison, accompagnés de leurs épouses.

Était également présent l’ancien chef de l’État (2002-2009), Marc Ravalomanana, et son fils Tojo, ainsi que d’autres membres du gouvernement qui ont d’ailleurs tous présenté leurs condoléances aux familles des victimes, après l’homélie des chefs d’Église.

Faire baisser drastiquement le nombre de disparitions

Depuis plusieurs jours, on observe beaucoup de mouvements au niveau du régime de Refondation : la mise en place d’une « task force » anti-kidnapping, le renforcement de la vidéo-surveillance dans la capitale, le déploiement de patrouilles…

L’objectif est donc assez clair pour la Refondation : il faut faire baisser drastiquement le nombre de disparitions et apporter du soutien aux familles des victimes qui, pour la plupart, ont dû traverser seules l’épreuve de la disparition de leurs proches. Certaines ont même dû effectuer les recherches par leurs propres moyens, pour finalement apprendre quelques jours plus tard, la perte d’un être cher.

Durant cette journée de deuil national, des familles de victimes ont déclaré s’être senties moins seules, même si l’inquiétude et la psychose générale sont toujours prégnantes à Madagascar.

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