Emmanuel Macron doit entamer mardi une visite au Japon qui vise a renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil ou l’innovation technologique et spatiale, mais qui est aussi percutée par la guerre au Moyen-Orient.
Le président français est attendu à 17H30 locales (08H30 GMT) à Tokyo, avant une soirée dédiée à la culture populaire nippone et une rencontre prévue avec Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos.
Les échanges économiques et politiques auront lieu mercredi tandis que le couple présidentiel déjeunera avec l’Empereur Naruhito et l’Impératrice jeudi.
S’il s’agit de son quatrième déplacement dans l’archipel, c’est la première fois qu’Emmanuel Macron s’y rend pour une visite pleinement consacrée aux relations avec le Japon. Et ce sera mercredi son « premier entretien à part entière » avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, après un échange en marge du G20 à l’automne, relève un responsable de la diplomatie japonaise.
Ce responsable a évoqué, parmi les attentes, « la poursuite des communications en vue d’un apaisement rapide de la situation en Iran ».
« La crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges », a confirmé la présidence française avant le voyage. Les deux dirigeants discuteront de la « façon dont on peut essayer de trouver des solutions communes », a-t-elle ajouté, insistant sur une possible coopération autour d’une initiative française pour rallier une coalition de « volontaires » sur le sujet du détroit d’Ormuz.
Le conflit déclenché il y a un mois par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran, et la riposte de Téhéran, ont provoqué le blocage de facto de cet étroit passage maritime dans le Golfe par lequel transite, en temps normal, une grande part des importations de pétrole du Japon mais aussi de la Corée du Sud, où Emmanuel Macron doit se rendre ensuite jeudi et vendredi.
– « Attractivité » –
Ces deux pays asiatiques ont signé avec une vingtaine d’autres, dont la France, une déclaration d’Etats se disant « prêts à contribuer aux efforts » pour accompagner la réouverture du détroit, mais quand les armes se seront tues.
Le G7, présidé cette année par la France qui organisera un sommet en juin, et dont est également membre le Japon, multiplie aussi les messages communs, dont une déclaration lundi pour se dire déterminé à « prendre toutes les mesures nécessaires » pour stabiliser le marché de l’énergie face à la flambée des cours du brut.











