mardi, mai 19

  • Trois personnes ont été blessées par balles lundi soir dans le 8ᵉ arrondissement de Lyon.
  • Le ou les auteurs ont pris la fuite et les victimes ont été hospitalisées.
  • Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon.

Nouvelle fusillade lundi 18 mai sur la voie publique à Lyon. Vers 21h15, trois personnes ont été grièvement blessées par balles au niveau du 8 rue Tavernier dans le 8ᵉ arrondissement de la commune du Rhône. Alertés des faits, les sapeurs-pompiers se sont immédiatement rendus sur place pour prendre en charge les victimes. Celles-ci ont été transportées dans un état grave à l’hôpital tandis qu’un périmètre de sécurité était établi sur les lieux des faits.  

Une enquête a été ouverte par le parquet de Lyon du chef de tentative d’homicide volontaire en bande organisée. Les investigations, confiées à la direction interrégionale de la police nationale. Elles « visent à déterminer les circonstances et les raisons de ces faits et à en identifier les auteurs », insiste le parquet joint par TF1-LCI. 

Un lien avec le trafic de stupéfiants ?

Quelques heures après ces tirs, une quinzaine de personnes soupçonnées d’être impliquées dans le trafic de drogues ont été interpellées ce mardi matin à Lyon et dans sa banlieue, lors d’une vaste opération contre le narcotrafic qui doit durer toute la journée, a indiqué à l’AFP une source policière. Les faits survenus lundi soir seraient très probablement en lien avec les stupéfiants. 

Un millier de policiers et gendarmes sont mobilisés dans l’ensemble du département du Rhône, où plus de 200 opérations judiciaires et de contrôles ciblés sont prévues, a précisé la préfecture.

À la mi-journée, les forces de l’ordre avaient déjà procédé à une quinzaine d’interpellations et à des saisies importantes de produits stupéfiants, selon une source policière.

Leurs cibles vont de la simple « nourrice », chargée de stocker les produits, aux dealers, mais aussi aux transporteurs ou commerces servant à blanchir les fonds issus du trafic, a-t-elle détaillé.    

Des investigations en cours pour identifier le ou les auteur(s)

Le préfet suit la situation avec la plus grande attention avec la police nationale et les pompiers. La troisième ville de France et sa banlieue connaissent en effet ces derniers mois une recrudescence des violences et des actes d’intimidation sur fond de rivalités entre trafiquants de drogues, qui s’affrontent au mépris du risque pour les riverains.

Le 11 mai, trois personnes inconnues de la justice sont mortes dans un incendie criminel à Décines-Charpieu, à l’est de Lyon, où plusieurs départs de feu et tirs d’armes avaient déjà été enregistrés les jours précédents. « La thèse du règlement de comptes est privilégiée », selon le directeur interdépartemental de la police nationale (DIPN) Nelson Bouard.

Un corps calciné a aussi été retrouvé le 2 mai dans une voiture incendiée à Villeurbanne, après des échanges de tirs en pleine rue.

« Depuis le début de l’année, dans la région lyonnaise, nous enregistrons un peu moins de 70 actes d’intimidation, alors qu’en 2025, ce sont 71 faits recensés sur toute l’année », a relevé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez vendredi sur France 5. Rétablir le calme « sera la priorité des priorités », a déclaré lundi le nouveau préfet du Rhône Etienne Guyot, en déplorant des « pressions, des actions qui broient des familles et qui enferment des quartiers ».

Marie BELOT

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