Le gouvernement envisage de renforcer un peu plus l’arsenal contre ceux qui trompent le système de solidarité. Dans un entretien accordé au Journal du dimanche du 8 février, le ministre du travail, Jean-Pierre Farandou, se dit « favorable » à la suspension du versement des allocations-chômage en cas de « suspicion sérieuse de fraude » – « c’est-à-dire avec des éléments probants ». Son propos signifie que l’exécutif entend durcir le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, débattu depuis l’automne 2025 au Parlement et sur lequel les députés doivent se pencher, en séance, à partir du 24 février.
Par rapport à la version initiale du texte, une mesure nouvelle – au moins – serait ajoutée, reprenant, en partie, un amendement voté au Sénat en novembre 2025. Il s’agit de compléter « le droit en couvrant la situation des allocataires en recherche d’emploi », précise-t-on au cabinet de M. Farandou, qui affirme que la législation prévoit déjà cette possibilité d’interrompre momentanément le paiement pour d’autres prestations. « Si des allocataires ne répondent pas aux mises en demeure de France Travail [l’opérateur qui verse les indemnisations] ou s’il existe des éléments probants de fraudes, nous pourrons désormais suspendre jusqu’à trois mois », poursuit l’entourage du ministre. Celui-ci fait valoir que les personnes concernées auront « la possibilité d’apporter des éléments qui viennent contredire les preuves de France Travail et dans ce cas la suspension sera levée rapidement ».
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