Au Venezuela, l’Assemblée nationale soutient Delcy Rodriguez tandis que l’opposition réclame l’amnistie après l’enlèvement de Nicolas Maduro
Le fils du président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro Guerra, surnommé « Nicolasito » (« petit Nicolas »), député réélu, a apporté lundi, lors de l’installation de la nouvelle Assemblée nationale, son « soutien inconditionnel » à la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, tout en assurant que son père et sa belle-mère, la première dame Cilia Flores, « reviendront ».

Sur décision de la Cour suprême, la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, qui a reçu le soutien de l’armée, assure la présidence par intérim du pays. Jorge Rodriguez, frère de Mme Rodriguez et négociateur en chef avec les Etats-Unis, a été réélu sans surprise président de l’Assemblée nationale, au sein de laquelle le pouvoir dispose de 256 des 286 sièges, seuls quelques opposants ayant participé aux législatives de mai 2025.
L’installation de la nouvelle assemblée, lundi, était prévue de longue date. En se levant devant les députés, Jorge Rodriguez a fait le signe « V » avec les deux doigts, allusion au signe fait par M. Maduro devant les caméras américaines et fortement relayé par la télévision d’Etat.

Il a promis d’utiliser « toutes les procédures » possibles pour obtenir le retour au Venezuela de Nicolas Maduro. « Ma fonction principale dans les jours à venir (…) en tant que président de cette Assemblée nationale sera de recourir à toutes les procédures, à toutes les tribunes et à tous les espaces pour réussir à ramener Nicolas Maduro Moros, mon frère, mon président », a déclaré M. Rodriguez, lors de son discours à l’occasion de la première session de l’Assemblée nationale issue des législatives de mai 2025, boycottées par une grande partie de l’opposition.
Stalin Gonzalez, un des rares députés de l’opposition, a réclamé une « amnistie » et la « libération de tous les prisonniers politiques ». « Nous ne serons pas complices et nous n’acceptons pas une institutionnalité de façade (…) nous exigeons l’arrêt immédiat de la persécution, de la criminalisation de la dissidence, et la libération de tous les prisonniers politiques. Sur ce chemin de la reconstruction, nous considérons que ce moment est propice pour promouvoir une amnistie », a-t-il lancé.










