Les joueurs et joueuses de tennis participant à l’Open d’Australie (du 18 janvier au 1er février) se partageront cette année une dotation financière record. Les organisateurs ont annoncé, mardi 6 janvier, que le total des prize money (récompenses) de l’édition 2026 du premier tournoi du Grand Chelem de l’année atteindrait 111,5 millions de dollars australiens (64 millions d’euros), soit une augmentation de 16 % sur un an.
Les vainqueurs des simples messieurs et dames empocheront chacun 4,15 millions de dollars australiens (2,38 millions d’euros), soit une hausse de 19 % par rapport aux 3,5 millions de dollars australiens (2,02 millions d’euros) touchés par les lauréats de l’édition 2025, l’Italien Jannik Sinner et l’Américaine Madison Keys.
Les joueurs battus au premier tour recevront 150 000 dollars australiens (85 000 euros), tandis que ceux éliminés dès le premier tour des qualifications toucheront 40 500 dollars australiens (23 000 euros). Le prize money pour le tournoi de qualification augmentera, lui aussi, de 16 %, et les joueurs en simple et en double du tableau principal verront leur dotation progresser d’au moins 10 %.
Forte inflation
Le directeur du tournoi, Craig Tiley, a précisé que cette augmentation reflétait l’engagement de la Fédération australienne de tennis à soutenir les carrières à tous les niveaux, des espoirs aux champions de Grand Chelem.
« En augmentant de 55 % les dotations depuis 2023 et en améliorant les avantages pour les joueurs, nous veillons à ce que le tennis professionnel soit viable pour tous les compétiteurs (…) Nous construisons ainsi des viviers de talents plus profonds et des histoires plus captivantes pour les fans », a déclaré le dirigeant australien.
Cette forte inflation de la dotation financière s’inscrit dans un contexte de tension entre les responsables des tournois et certains joueurs. En mars 2025, l’Association des joueurs de tennis professionnels a attaqué en justice les instances dirigeantes du tennis, réclamant notamment une répartition plus équitable des énormes bénéfices générés par les tournois du Grand Chelem.











