L’Olympique de Marseille (OM) n’est pas encore sorti de la crise. Une semaine après avoir été balayé par le Paris Saint-Germain (0-5) et quatre jours après le licenciement de son entraîneur Roberto De Zerbi, le club phocéen a concédé un match nul frustrant face à Strasbourg (2-2), samedi 14 février, lors de la 22ᵉ journée du championnat de France de football. Dirigé par l’intérimaire Jacques Abardonado, l’OM menait pourtant de deux buts mais en a concédé deux dans le dernier quart d’heure de la rencontre face aux Alsaciens.
Comme lors d’autres matchs de cette saison, sous la houlette de son ex-technicien italien, Marseille a donc abandonné des points dans les toutes dernières minutes. Sebastian Nanasi, d’une frappe déviée (74ᵉ), et Joaquin Panichelli, d’un penalty inscrit dans le temps additionnel (90ᵉ+ 7), ont permis aux Strasbourgeois de ramener un point de ce déplacement au stade Vélodrome.
L’enceinte de l’OM a longtemps sonné creux, car les supporteurs des deux virages ont délaissé les tribunes pendant l’échauffement et lors des quinze premières minutes de la rencontre, pour manifester leur mécontentement. « Virage vide en signe de contestation, pour un club en autodestruction. Tous vos projets partent en fumée, depuis toutes ces années gâchées », pouvait-on lire sur les banderoles déployées par les fans, qui réclament les départs de Frank McCourt et Pablo Longoria, respectivement propriétaire et président de l’OM.
« L’OM est en grande difficulté »
La réconciliation entre l’équipe première et les supporteurs est donc remise à plus tard, même si les joueurs marseillais avaient pourtant bien entamé la rencontre, grâce à la réalisation de Mason Greenwood (14ᵉ), meilleur buteur de Ligue 1. Celle d’Amine Gouiri, en début de deuxième période (47ᵉ), devait permettre à l’OM de s’imposer facilement face à une équipe strasbourgeoise à la peine.
Sifflés à leur entrée sur la pelouse, les Marseillais l’ont été à nouveau à la fin de la rencontre, après les deux buts de leurs adversaires. « Il faut relever la tête, même si c’est difficile et délicat. On n’a pas le choix », a lancé Jacques Abardonado, en conférence de presse, après la rencontre, avant de poursuivre : « L’OM n’est pas malade mais il est en grande difficulté. Quand ça se répète, on ne peut pas dire autre chose. Il faut l’aider, on doit se remettre au travail. Il faut balayer ce résultat et penser au futur. Si on regarde derrière, ça fout le vertige. »
Après ce match nul, Marseille, 4ᵉ du championnat, pourrait laisser filer au classement l’Olympique lyonnais (3ᵉ), qui affrontera Nice, dimanche. L’OM peut cependant se satisfaire de son matelas de six points d’avance sur le LOSC (5ᵉ) et le Stade rennais (6ᵉ). Au lendemain de la victoire des Bretons face au PSG (3-1), les Lillois n’ont pas su faire mieux qu’un match nul à domicile contre le Stade brestois (1-1). Les joueurs de Bruno Genesio n’ont toujours pas remporté le moindre match en Ligue 1 en 2026 et n’ont pris que deux points lors de leurs six dernières rencontres.












