Après cinq défaites consécutives, Lille a enfin obtenu sa première victoire de l’année 2026, jeudi 29 janvier, en s’imposant lors de la huitième et dernière journée de Ligue Europa face à Fribourg (1-0), validant ainsi sa place en barrages d’accession aux huitièmes de finale.
Une double confrontation, les 19 et 26 février, face au Celta Vigo ou à l’Etoile rouge de Belgrade – deux adversaires déjà affrontés cette saison – attend désormais le LOSC qui a fini 18e avec 12 points.
Dans leur stade Pierre-Mauroy, le seul mérite des joueurs lillois, jeudi, a longtemps été de ne pas perdre, lors d’un match où la plupart des scénarios l’envoyaient de toute façon en barrages. Dans le jeu, les Dogues ont encore effectué une performance insuffisante avec leurs maux habituels : manque de vitesse dans les combinaisons, de prise d’initiative et de justesse dans la finition.
Le premier tir lillois – non cadré – n’est intervenu qu’à la 24e minute, tenté par Hakon Haraldsson, très actif. Rien d’autre à noter de ce premier acte qui a confirmé ce qu’on pouvait craindre avant le début de la rencontre : le club allemand de Fribourg, déjà qualifié, n’avait aucune impérieuse nécessité de l’emporter et n’a donc pas montré d’intentions de jeu.
La revanche de Giroud après les sifflets
La deuxième période a été plus animée, les deux équipes ayant chacune de franches opportunités de marquer. La tâche lilloise a été facilitée lorsque Maximilian Eggestein a été sanctionné d’un carton rouge pour une semelle haute sur Matias Fernandez-Pardo (64e).
Mais il a fallu attendre la dernière action du match pour voir les Nordistes obtenir un penalty après une faute obtenue, là aussi, par Fernandez-Pardo. Avec sang-froid et précision, Olivier Giroud a pu ainsi offrir offert la victoire au LOSC. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus (57 buts en 137 sélections) a célébré son but devant la tribune des Dogues Virage Est (DVE), prenant une belle revanche sur le principal groupe d’ultras lillois, qui l’avait sifflé quatre jours plus tôt lors de sa sortie contre Strasbourg (défaite 4-1).
« Il était important dans cette compétition de se qualifier en gagnant et, si possible, en montrant un visage comme on aime voir de cette équipe, a apprécié l’entraîneur lillois, Bruno Genesio. Ces trois critères ont été présents ce soir puisqu’on a fait un bon match. »
Avec ce succès étriqué, les Lillois n’ont pas balayé tous leurs doutes mais ils ont acquis l’essentiel pour écarter cette brume épaisse qui enveloppe le Nord depuis quelques jours et fragilise le technicien. « On est qualifié, on a gagné, mais tout n’est pas réglé, a-t-il tempéré. Si on veut revenir dans des zones en championnat où on souhaite être, il va falloir avoir de la continuité. »
Le centre de formation de l’OL à la fête
De son côté, l’Olympique lyonnais (OL), déjà qualifié pour les huitièmes de finale, a su faire preuve de régularité jusqu’au bout dans la compétition en s’imposant face au PAOK Salonique (4-2), au Groupama Stadium. Ce septième succès en huit matchs assure au club rhodanien, qui disputait son 300e match européen, de finir en tête du classement (21 points) et de recevoir au match retour jusqu’à la fin de la phase à élimination directe.
Les jeunes pousses du centre de formation lyonnais ont brillé pour cette ultime rencontre de la phase de ligue. Rémi Himbert (17 ans) a égalisé à 1-1 (33e), inscrivant son premier but en professionnel pour sa première titularisation en équipe une. Il n’avait jusqu’à présent disputé que deux minutes en Ligue 1 contre Brest puis Metz et treize minutes en Ligue Europa contre Young Boys Berne, le 22 janvier.
Auparavant, les Grecs du PAOK avaient ouvert la marque par Georgios Giakoumakis qui avait repris à bout portant un centre venu de l’aile droite après un corner joué à deux (21e) avant d’être réduit à dix après l’exclusion de Konstantelias (40e).
En seconde période, Khalis Merah (18 ans) a également marqué pour la première fois en professionnel. Il a donné l’avantage à l’OL à la conclusion d’une action collective et en convertissant une passe du Portugais Afonso Moreira (20 ans), déjà impliqué sur le premier but (2-1, 55e). Le PAOK a réussi à revenir à 2-2 avec un but de Soualiho Meite à la réception d’un corner (66e).
Nice termine sur une nouvelle défaite
En fin de match, Himbert, déséquilibré par Giannis Michailidis, a obtenu un penalty non converti par Adam Karabec qui a tiré sur la barre (84e). Mais le joueur tchèque s’est rattrapé en marquant le troisième but de près après un mouvement collectif (3-2, 87e). En fin de match, Alejandro Gomes Rodrigues (4-2, 90 + 3) – qui sera prêté d’ici la fin du mercato –, s’est aussi offert la joie d’un premier but chez les professionnels. A 17 ans, l’Anglais est le plus jeune joueur de Lyon à avoir marqué en coupe d’Europe devant Rémi Himbert et Karim Benzema.
« On peut être heureux de ce que l’on voit sur le terrain, s’est réjoui, jeudi, le directeur technique, Matthieu Louis-Jean. Lyon est agréable à voir jouer, nous avons un entraîneur [Paulo Fonseca] de très haut niveau, formidable. Il n’y a pas d’euphorie, nous sommes dans le travail avec lequel on peut faire de grandes choses. »
Enfin, Nice, avec une équipe très rajeunie, a terminé sa campagne de Ligue Europa par une septième défaite en huit journées, cette fois à Razgrad, en Bulgarie, contre Ludogorets (1-0), qui s’est, pour sa part, qualifié en barrages. Les Aiglons, qui avaient mis fin à sa série noire en Coupe d’Europe lors de la précédente journée (succès 3 à 1 contre les Néerlandais de Go Ahead Eagles), terminent leur campagne européenne à une piètre 33e place (sur 36).













