Avec notre envoyée spéciale à Tibnine, Amélie David
À Tibnine, il y a d’abord ce bruit. Le bourdonnement permanent des drones qui tournent au-dessus de la ville. Un son devenu quotidien et qui rappelle que la guerre est toujours là.
« C’est tracassant dans le sens qu’il peut taper n’importe quoi », explique le maire franco-libanais Nabil Fawaz. « On est dans un contexte qui ne tient pas la route. Je vous fais regarder quelque part, vous allez voir le drapeau israélien. Je vais être très franc, on a un problème à ce niveau. Là où ils rentrent, ils détruisent tout et ça, ce n’est plus permis. »
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Lente reprise
À quelques rues de là, Mona balaie le sol de son magasin d’articles de maison. Elle est revenue il y a peu, comme beaucoup d’habitants. Mais rien n’a vraiment repris.
L’eau manque, l’électricité aussi. Mais pas l’inquiétude. « Il y a des explosions qui se produisent, en particulier des dynamitages ici même, à Beit Yahoun, à Haddatha, juste à côté de nous. Malheureusement, l’occupation est présente à Haddatha, et ici même, tout autour de Tibnine », indique Mona.
À Tibnine, tant que l’armée israélienne continue de dynamiter les villages voisins et maintient sa présence à proximité, la paix reste, ici, une promesse lointaine.
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