Moins de bébés. Moins de layette. La vente de mode enfantine en France pâtit de la baisse de la natalité. En 2025, le nombre de naissances s’est établi à 645 000, soit 2,1 % de moins qu’en 2024, d’après les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) publiés le 13 janvier. Depuis 2010, le nombre de naissances s’est contracté de 24 %.
Cette chute de la natalité sape mécaniquement la vente de vêtements pour enfants. Ce n’est pas le seul obstacle que doivent surmonter Du pareil au même (DPAM), Petit Bateau et autres commerçants de mode pour enfants en France. Comme leurs confrères de la mode féminine, ils doivent aussi composer avec les profonds changements de comportements d’achat des Français.
« L’évolution du marché de la mode enfantine est une illustration parfaite de ce qui est à l’œuvre, depuis plusieurs années, dans le secteur de l’habillement », analyse Gildas Minvielle, directeur général de l’observatoire économique de l’Institut français de la mode (IFM). A en croire cet économiste, plus que les célibataires et les retraités, les parents d’enfants en bas âge « cherchent des petits prix » pour vêtir ces derniers et les équiper de pied en cap. « Leur pouvoir d’achat comprimé rend impossible toute folie en matière de dépenses », explique M. Minvielle. Dès lors, ils chassent les bonnes affaires. D’abord en périphérie des villes, chez Kiabi ou Gémo, dont les rayons de mode enfantine sont très réputés. « Mais aussi chez les tenants de l’ultra-fast-fashion et de la seconde main », note M. Minvielle.
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