L’appel à l’aide d’un grand-père cherchant sa petite-fille. Émilie, une jeune femme de 22 ans, était présente au sein du bar La Constellation la nuit de la Saint-Sylvestre au moment du terrible incendie ayant coûté la vie à une quarantaine de personnes, selon les autorités suisses.
Partie dans cette soirée avec deux autres amies à Crans-Montana (Suisse), Émilie n’a dès lors plus donné de nouvelle, ni répondu aux appels de son entourage. Au lendemain du drame, son grand-père a lancé sur BFMTV ce jeudi 1er janvier dans la soirée « un appel à témoins aux personnes du bar La Constellation qui pourraient avoir vu Émilie ». Pierre Pralong espère ainsi pouvoir « apporter une bonne nouvelle à (son) fils ».
« Communiquez-nous les informations. Téléphonez-moi, téléphonez au grand-père », lance le senior. *
« On espère toujours, on est plein d’espérance »
Comme beaucoup de proches de victimes ou de disparus, Pierre détaille le choc et la brutalité de cet incendie. « Elle a une vie très sérieuse et le lendemain, elle n’est pas là », explique-t-il.
« C’est vraiment quelque chose de très dur pour un grand-père, on s’entendait très bien, il y avait beaucoup d’amour entre nous », confie Pierre Pralong.
Ce dernier témoigne de l’attente « angoissante » que la famille est en train de vivre et qualifie le sinistre de « dramatique » accident. « La station, mais aussi tout le pays est ébranlé », estime le senior.
« On espère toujours, on est plein d’espérance. Ça aide à surmonter quelles que soient les épreuves. L’espérance est nettement plus forte que la mort », estime le grand-père d’Émilie.
S’il a « espoir », notamment que sa petite-fille soit « en plus ou moins bonne forme quelque part dans un hôpital », Pierre Pralong se veut aussi réaliste face à la possibilité d’une nouvelle dramatique. « On doit être prêt à accepter une situation plus dure, on ne doit pas rêver, on doit être réaliste face à un drame comme ça », juge-t-il.
Très ému et touché par l’élan de sympathie, notamment lors de la messe à laquelle il a assisté pour rendre hommage aux victimes et à leurs proches, Pierre fait une nouvelle fois preuve sur notre antenne de résilience et d’espérance: « Certains savaient que c’était ma petite-fille, ils sont venus me saluer. Les personnes qui pleuraient, c’est moi qui les ai consolées ».
Article original publié sur BFMTV.com












