Dans un communiqué diffusé en fin de journée, mercredi 28 janvier, le gouvernement a rendu public de nouvelles données sur les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire. Ces statistiques ont été constituées par l’Observatoire national des violences faites aux femmes et la direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l’éducation nationale.
Le texte, signé par Edouard Geffray, ministre de l’éducation nationale, et Aurore Bergé, ministre déléguée à la lutte contre les discriminations, fait notamment remonter les éléments suivants :
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En CM1-CM2, filles et garçons, sont exposés aux violences sexuelles dans des proportions comparables : 15 % des élèves déclarent avoir été victimes de voyeurisme dans les toilettes et 8 % avoir été embrassés de force au moins une fois au cours de l’année scolaire.
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Au collège, 15 % des filles et 12 % des garçons déclarent avoir été exposés à au moins une forme de violence sexuelle.
« Ces faits ne sont donc en rien des faits isolés, ils touchent tous les élèves, filles comme garçons, à tous les âges et dans tous les établissements qu’ils soient publics ou privés sous contrat », ajoutent les deux ministres dans le communiqué, en pointant l’adolescence comme « un véritable point de bascule ». L’exécutif écrit aussi que les chiffres « montre que les violences sexistes et sexuelles apparaissent dès l’école élémentaire, s’intensifient à l’adolescence et touchent davantage les filles à mesure que l’âge et le niveau scolaire augmentent. »
La diffusion de ces données intervient quelques heures après l’annonce du ministre, au Monde, de son souhait de créer un défenseur des droits des enfants au sein de l’éducation nationale.
Mercredi également, deux députés, Paul Vannier et Violette Spillebout, ont déposé une proposition de loi face à « l’urgence à agir » sur les violences à l’école. Un texte notamment issu des travaux des deux élus pendant la commission d’enquête qui a suivi le scandale Bétharram.













