- Face aux bombardements au Liban, Donald Trump s’est montré plus ferme vis-à-vis de Benyamin Netanyahou.
- Pour Pierre Berthelot, directeur de la revue « Orients Stratégiques », cela répond aussi à des enjeux de politique intérieure.
- Les élections de mi-mandat arrivent à grands pas aux États-Unis.
Trump tente de sortir de l’impasse en Iran, qu’il a attaqué aux côtés d’Israël le 28 février. Selon le président américain, les bombardements orchestrés par son allié n’aident pas : Tsahal continue de bombarder le Liban en disant viser le Hezbollah chiite, partenaire du régime iranien.
Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que Benyamin Netanyahou s’était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, avant de le qualifier de « fou »
. Mais le Sud-Liban est toujours sous les bombes. Pendant ce temps, sur le plan intérieur, l’image du milliardaire se retrouve fragilisée par cette guerre de plus en plus impopulaire.
Les élections de mi-mandat ont par ailleurs lieu le 3 novembre prochain. « Il y a les pressions contradictoires que subit Trump, avec d’un côté les pro-israéliens »
, analyse Pierre Berthelot, directeur de la revue Orients Stratégiques
, sur le plateau de LCI. « Il ne faut pas qu’il se coupe de cette base traditionnellement pro-républicaine et pro-Trump. Et en même temps, ces midterms vont se jouer à mon avis au centre avec les indépendants. »
Ainsi, ils seront vigilants aux conséquences de cette guerre : « Ils sont en colère à cause du prix de l’essence […] Ils risquent de basculer, de s’abstenir. »
Trump donne alors des gages en disant ‘Vous voyez, Netanyahou ne peut pas faire ce qu’il veut' »
.
Plus d’explications dans la vidéo en tête de cet article.











