Les syndicats de médecins ont décidé de suspendre leur grève après avoir obtenu des engagements du gouvernement sur leurs revendications, mais se tiennent prêts à relancer leur mouvement, a indiqué, vendredi 16 janvier dans la soirée, le président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), le docteur Franck Devulder.
« Nous saluons l’énorme mobilisation des médecins, prenons acte des engagements du gouvernement, et nous suspendons » le mouvement de grève, a-t-il indiqué à l’Agence France-Presse (AFP), en précisant qu’un communiqué de l’intersyndicale était en préparation. « Mais nous disons aussi “plus jamais cela, plus jamais d’attaques en règle contre la médecine libérale”, a-t-il ajouté. Sinon, le mouvement recommencera. »
La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a présenté vendredi, par communiqué de presse et dans une lettre aux médecins, une série d’engagements pour mettre fin à ce mouvement de grève diffus, entamé le 5 janvier.
Le gouvernement s’engage ainsi à revenir sur la possibilité, pour l’Assurance-maladie, d’imposer à un praticien des objectifs de réduction des tarifs, et promet également de supprimer la possibilité de fixer par décret de nouveaux tarifs pour les actes médicaux sans accord conventionnel avec les médecins.
Le compte n’y est pas, pour les syndicats
Pour M. Devulder, les syndicats de médecins libéraux pourraient relancer la grève, notamment en cas d’adoption par le Parlement de l’une des deux propositions de loi visant à réguler l’installation des médecins, la proposition de loi Garot (votée en première lecture par l’Assemblée nationale) et la proposition de loi Mouillé (voté en première lecture par le Sénat).
Les syndicats sont également totalement opposés aux propositions des députés Yannick Monnet (Gauche démocrate et républicaine) et Jean-François Rousset (Ensemble pour la République), qui ont appelé dans un rapport en octobre à plafonner les dépassements d’honoraires, a-t-il indiqué.
Les syndicats restent aussi vigilants sur les conditions d’accueil et de rémunération des docteurs juniors, ces internes en quatrième année de médecine générale appelés à venir renforcer les généralistes dans les territoires sous-dotés à partir de novembre 2026.
Les négociations se poursuivent entre le ministère et les syndicats, ces derniers estimant pour l’instant que le compte n’y est pas.















