L’AVIS DU « MONDE » – A VOIR
Un homme dépendant de son vélo pour pouvoir subsister. Les Lumières de New York, premier long-métrage du réalisateur canadien Lloyd Lee Choi présenté en mai 2025 à Cannes, à la Quinzaine des cinéastes, sous le titre Lucky Lu, se place dans la roue d’une prestigieuse lignée cinématographique, du Voleur de bicyclette (1948) à, plus près de nous, Take Out (2004) ou encore L’Histoire de Souleymane (2024), de Boris Lojkine.
Du classique néoréaliste italien signé Vittorio De Sica, le film retisse le motif du père et de l’enfant. Du long-métrage coréalisé par Sean Baker et Shih-Ching Tsou, il reprend la trame du migrant pressé économiquement et contraint de réunir en peu de temps une somme importante. Au début du film, Lu Jia Cheng (Chang Chen), livreur de repas sans papiers à New York, remet à l’une de ses connaissances la caution et le premier loyer d’un appartement qui lui permettra enfin de recevoir dignement son épouse, Si Yu (Fala Chen), et sa fille, Yaya (Carabelle Manna Wei). Celles-ci s’apprêtent tout juste, après de longs mois de séparation, à quitter la Chine pour venir le rejoindre à New York.
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