Quinze jours dans les grands parcs de l’Ouest américain, Grand Canyon, Bryce Canyon, les grands espaces du Far West : ce grand classique du voyage aux Etats-Unis était, pendant des années, un best-seller pour Amérigo, un tour-opérateur français spécialisé dans cette destination. « Il y a cinq ans, ce type de circuit, c’était environ 3 000 euros par personne. Aujourd’hui, on dépasse 5 500 euros. Tout a augmenté… Les Etats-Unis sont devenus une destination très chère pour les Français, qui sont estomaqués par les prix. Un petit déjeuner basique va très facilement coûter 40 dollars [34 euros] par personne ! Alors, forcément, le nombre de clients chute », observe Jean Eustache, directeur d’AmeriGo. Depuis la crise inflationniste, son chiffre d’affaires a été divisé par deux, et son entreprise est passée de 35 salariés à 20. Il tente de se repositionner sur le Canada, « où la devise est moins chère ».
A l’image d’Amerigo, les professionnels qui organisent des voyages aux Etats-Unis assistent, impuissants, à la dégringolade. Pour l’année 2025, leur nombre de clients a chuté de 15 %, d’après les chiffres présentés par le SETO, l’association qui regroupe la majorité de la profession. Et les réservations pour l’été 2026 sont mal parties, avec un retard de 30 % par rapport aux chiffres constatés il y a un an à la même époque.
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