- Ordinateur, smartphone, téléviseur, grille-pain…
- Les quantités de déchets électroniques produits par l’humanité explosent.
- À l’occasion de la Semaine européenne de la réduction des déchets, l’application Wastetide alerte sur les dangers de ces déchets et explique comment les valoriser.
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Initiatives environnementales
Le monde croule sous les déchets électroniques ou électriques. D’après un rapport de l’ONU, un Français en génère 22 kilogrammes en moyenne par an. L’organisation internationale calcule que le monde a produit une quantité totale de 62 millions de tonnes de e-déchets en 2022. « Ces 62 tonnes rempliraient 1,55 million de poids lourds, un nombre suffisant pour former une ligne continue de camions qui encerclerait la Terre au niveau de l’équateur »
, s’alarme le rapport.
Au côté des traditionnels ordinateurs, téléphones portables ou téléviseurs, il faut également compter sur les lave-linge, climatiseurs, brosses à dents, vapoteuses ou encore panneaux photovoltaïques… En fin de vie, ces appareils électroménagers, de télécommunication ou de chauffage peuvent se retrouver dans la nature, jetés dans des décharges, brûlés ou exportés par des filières peu encadrées. « Lorsque les déchets électroniques sont traités moyennant des activités inférieures, ils peuvent rejeter jusqu’à 1.000 substances chimiques différentes dans l’environnement, y compris des neurotoxiques nocifs tels que le plomb »
, prévient le rapport. Ces déchets augmentent cinq fois plus vite que le recyclage et deviennent dangereux pour l’environnement et la santé. Certains se composent notamment d’additifs toxiques ou de substances dangereuses à l’image du mercure, capable d’endommager notre cerveau.
L’application Wastetide identifie et recycle les déchets électroniques. Elle assure que la transition énergétique « conduit les industriels à produire des équipements plus gourmands en minerais et en composants électroniques. »
Elle ajoute que la généralisation des IA génératives « accélère les cycles d’obsolescence des équipements électroniques de pointe »
.
Une économie florissante
Pour rappel, les déchets électroniques contiennent des ressources limitées, à l’instar des terres rares ou métaux précieux. À l’occasion de la Semaine européenne de réduction des déchets, l’application Wastetide se veut rassurante : ces composants se réutilisent sans difficulté. Encore faut-il décomposer et recycler le produit électrique ou électronique avec soin et méthode. Pour l’instant, les opérateurs de datacenters et les industriels ne prennent pas toujours en compte l’enjeu de cette explosion des volumes de déchets : « La valeur marchande des déchets recyclables des seuls datacenters avoisinera les 10 milliards de dollars en 2030. L’essentiel de cette valeur est aujourd’hui détruite en raison de l’absence de valorisation des déchets électroniques, ou bien captée par les entreprises gestionnaires de déchets. »
La start-up estime que la sobriété numérique passe par la bonne identification des déchets. Il suffit de prendre en photo un produit. Une IA identifie le déchet, estime sa valeur et mesure le CO₂ évité en cas de recyclage de matériaux comme le métal, la fibre de verre ou le plastique. Un algorithme calcule ensuite le prix de revente à l’instant T. Nicolas Brien, directeur exécutif de Wastetide assure que ces déchets restent un angle mort de la transition énergétique : « Les industriels doivent réaliser qu’ils sont assis sur de véritables “mines urbaines”, avec parfois des poubelles qui contiennent des matériaux dont la qualité est meilleure que n’importe quel minerai brut. La mission de Wastetide sera accomplie le jour où tous nos clients arrêteront d’employer le mot “déchets” et commenceront à parler de “matières secondaires. »








