Apple, 2,2 milliards ; Nike, 986 millions ; FedEx, 800 millions ; General Motors, 500 millions… Les dollars coulent à flots sur les entreprises, depuis que l’administration américaine a commencé à rembourser les droits de douane indûment perçus, conformément à la décision de la Cour suprême.
Alors que l’on s’attendait à ce que la procédure « s’avère lente et compliquée, de nombreuses entreprises ont perçu les fonds avec une rapidité remarquable », relève The Wall Street Journal.
L’administration des douanes, qui avait reçu 252 000 dossiers au 31 juillet, a évalué « la semaine dernière à 128,68 milliards de dollars [111,5 milliards d’euros] les demandes de remboursement » satisfaites ou en cours de traitement, ajoute le quotidien économique. Et « à ce jour, une quarantaine d’entreprises composant l’indice boursier S & P 500 ont annoncé avoir perçu [au total] quelque 9,6 milliards de dollars [8,3 milliards d’euros] ».
Certaines entreprises rembourseront leurs clients
Le 20 février, la Cour suprême avait estimé que Donald Trump avait utilisé illégalement la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux, entrée en vigueur en 1977, pour imposer des droits de douane dits « réciproques » sur certaines marchandises importées. En conséquence de ce jugement, ce sont 166 milliards de dollars (144 milliards d’euros) qui devront être restitués aux entreprises.
Plusieurs d’entre elles, comme FedEx, ont annoncé qu’elles partageront cette manne avec leurs clients. Ce qui, dans le cas du groupe de messagerie, est tout à fait normal : en tant qu’intermédiaire, il perçoit les taxes douanières payées par les expéditeurs.
Costo aussi fera profiter ses clients de ce remboursement des taxes, « d’une manière ou d’une autre ». Mais il a fallu lui tordre le bras. Le distributeur, qui avait augmenté ses prix de vente pour compenser la hausse de ses coûts liée aux droits de douane, est « l’une des nombreuses entreprises visées par une action de groupe déposée par des consommateurs » réclamant leur remboursement, rappelle le Wall Street Journal.
[…] Lire la suite sur Courrier international











