- La justice américaine a inculpé, mercredi 20 mai, Raul Castro.
- L’ancien président cubain est poursuivi pour le meurtre présumé d’Américains en 1996.
- Cette décision, qui survient trente ans après les faits, constitue un moyen de pression supplémentaire de la part de l’administration Trump sur l’île communiste.
La montée des tensions entre les États-Unis et Cuba, entamée plusieurs mois plus tôt, se poursuit. Mercredi 20 mai, la justice américaine a inculpé l’ex-président cubain Raul Castro. Le frère du défunt Fidel Castro est accusé de complot en vue d’assassiner des Américains en 1996, lorsque deux avions civils pilotés par des opposants au régime avaient été abattus, faisant quatre morts, indique l’acte d’accusation.
« Cette inculpation n’est pas une mise en scène. Un mandat d’arrêt a été délivré à son encontre. Nous nous attendons donc à ce qu’il se présente ici de son plein gré ou d’une autre manière et qu’il soit incarcéré »
, a réagi Donald Trump, lors d’une conférence de presse, à Miami. Il s’agit d’un « très grand jour »
, a-t-il assuré.
« Il n’y aura pas d’escalade »
, a promis le président américain, alors que Washington fait planer la menace d’une invasion du territoire communiste. « Je ne pense pas que ce soit nécessaire, cet endroit est en train de tomber en ruines. »
De son côté, le procureur général américain par intérim, Todd Blanche, a dit s’attendre à ce que Raul Castro finisse ses jours en prison.
« Une manœuvre politique »
La Havane n’a pas tardé à critiquer cette décision, alors que certains font déjà le parallèle avec le Venezuela, lorsque Donald Trump s’était appuyé sur un acte d’accusation américain pour justifier une intervention militaire qui avait renversé et destitué Nicolas Maduro. « Il s’agit d’une manœuvre politique, sans aucun fondement juridique, qui ne cherche qu’à grossir le dossier qu’ils fabriquent pour justifier l’insensé projet d’une agression militaire contre Cuba »
, a fustigé le président cubain Miguel Diaz-Canel.
Ces développements surviennent dans un contexte de fortes tensions entre les États-Unis et Cuba, l’île étant frappée de plein fouet par une crise économique et énergétique d’ampleur en raison du blocus pétrolier américain. La Maison Blanche ne cache pas sa volonté de changement sur le territoire caribéen, situé à quelque 145 kilomètres des côtes de Floride.




