jeudi, juillet 23

C’est un « coup de maître », un véritable « triomphe » pour le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, estime The New York Times.

Les États-Unis ont annoncé mercredi 22 juillet avoir signé avec l’Arabie saoudite un accord – « longtemps recherché » par Riyad –, pour doter le royaume d’un programme nucléaire civil, rapporte le quotidien américain. Le partenariat conclu entre les deux pays permettra « de développer les exportations américaines de technologies nucléaires » et de « créer des emplois bien rémunérés aux États-Unis », est-il précisé dans le document. Il ouvre la voie à la construction de centrales nucléaires en Arabie saoudite, qui dépend pour l’heure des centrales au gaz et au pétrole pour produire son électricité.

L’accord sur le nucléaire civil « permettrait à l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium sur son sol », précise le Times. Selon des responsables américains proches du dossier, « pour parvenir à cet accord », Donald Trump aurait accepté « qu’à l’issue d’une étude conjointe sur la viabilité économique de la production de combustible nucléaire, l’Arabie saoudite puisse être autorisée à enrichir de l’uranium ou à retraiter du plutonium sur son territoire ».

Des sources américaines ont assuré au Washington Post que le nouvel accord était « assorti de garanties destinées à empêcher l’Arabie saoudite d’enrichir du combustible nucléaire jusqu’au niveau requis pour fabriquer une arme nucléaire ». Elles reconnaissent toutefois que le document signé mercredi « comporte une dérogation exemptant le royaume des inspections internationales renforcées habituellement exigées dans les accords portant sur des réacteurs nucléaires conclus avec d’autres pays, notamment les Émirats arabes unis ».

À la place, précise The Washington Post, « les inspections les plus sensibles seraient menées par des équipes américaines, selon les modalités prévues par l’accord, dont les grandes lignes ont été élaborées lors de la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington en novembre ».

Le texte signé mercredi par le ministre américain de l’Énergie, Chris Wright et son homologue saoudien le prince Abdulaziz ben Salmane doit encore être soumis au Congrès américain. Celui-ci, à majorité républicaine, devrait en principe approuver l’accord, souligne The Hill.

[…] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :

Share.
Exit mobile version