Un agriculteur dont les récoltes dépendent des pollinisateurs, une papeterie qui s’approvisionne en bois, une pêcherie sensible à l’état des stocks de poissons, mais aussi un supermarché, une agence de voyages, une compagnie d’assurances, un magasin de vêtements… De près ou de loin, toutes les entreprises sont à la fois dépendantes de la nature et ont un impact sur celle-ci. Or, aujourd’hui, la perte de biodiversité, liée notamment à l’activité de ces sociétés, fait peser un « risque systémique et généralisé » sur l’économie, la stabilité financière et le bien-être humain.
Tels sont les principaux messages du nouveau rapport de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) – le « GIEC de la biodiversité » –, publié lundi 9 février. « Les entreprises et les autres acteurs-clés peuvent soit ouvrir la voie à une économie mondiale plus durable, soit risquer de provoquer l’extinction… à la fois d’espèces dans la nature, mais aussi potentiellement d’eux-mêmes », a résumé Matt Jones, l’un des trois coprésidents de l’évaluation, responsable impacts au sein du Programme des Nations unies pour l’environnement.
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