Contre toute attente, l’Assemblée nationale a adopté jeudi 15 janvier au soir un amendement au projet de loi de finances pour 2026 qui diminuera de 34 millions d’euros la taxe sur les services de télévision (TST-E) perçue par le Centre national de la cinématographie et de l’image animée (CNC). Le montant total de cette taxe – 260 millions d’euros en 2025 – sert à financer directement la création audiovisuelle.
Le mécanisme de cette diminution est le suivant : jusqu’à présent, seules les chaînes hertziennes sans publicité – comme Public Sénat par exemple – bénéficiaient d’un abattement de 30 millions d’euros, contre 10 millions d’euros pour les autres chaînes hertziennes. L’amendement voté étend à toutes l’abattement de 30 millions d’euros. Par ailleurs, l’exclusion des frais de régie de cette taxe pourrait creuser encore le manque à gagner du CNC à 50 millions dès 2027.
Le texte adopté jeudi 15 janvier – qui résulte d’un amendement déposé par la sénatrice Christine Lavarde (Les Républicains) et adopté par le Sénat – donne un colossal coup de pouce financier à M6. La chaîne sort grande gagnante puisque le montant qu’elle acquitte pour cette taxe est bien supérieur aux soutiens qu’elle perçoit du CNC. Pour TF1, l’opération est blanche. En revanche France Télévisions risque de perdre 10 millions d’euros. Et le CNC, qui n’a pas le droit de proposer un budget en déficit, sera obligé de réduire ses soutiens à la création de 34 millions d’euros.
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