L’une avait évoqué dans un tweet le « maillot bleu renflé comme un mec à l’entrejambe du Brigitte (sic) ». Un autre avait traité la première dame de « vieux singe » aux « nibards gonflables ». « Qui doute de la bite à Brigitte ? », s’était interrogé un troisième. Dix prévenus, âgés de 41 à 65 ans et insérés socialement – ils sont informaticien, écrivain, galeriste, professeur de sport ou encore courtier bancaire –, ont été condamnés, lundi 5 janvier, à des peines allant jusqu’à six mois de prison ferme pour avoir cyberharcelé Brigitte Macron.
Huit d’entre eux ont écopé d’un simple sursis – entre quatre et huit mois de prison – pour avoir « publié ou relayé » dans des « termes malveillants, dégradants et insultants » et dans une « volonté de nuire à la plaignante » des insultes et des rumeurs sur le genre de la première dame et sa « prétendue pédocriminalité » liée à son écart d’âge avec le président, a détaillé le président du tribunal correctionnel de Paris, Thierry Donard, lors du délibéré.
La seule peine de prison ferme (six mois) a été prononcée à l’encontre d’un des prévenus en raison de son absence lors des débats, qui s’étaient tenus les 27 et 28 octobre. Le seul à avoir présenté ses excuses à l’audience a, lui, écopé d’un simple stage de sensibilisation au cyberharcèlement, une peine complémentaire également prononcée à l’encontre de l’ensemble de ses co-prévenus, en plus d’une amende.
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