- À l’approche de Noël, il est tentant de vouloir adopter un chien.
- Toutefois, cette décision doit être réfléchie.
- Budget, temps, mode de vie… Voici les points à vérifier.
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Bonjour ! La Matinale TF1
À quelques semaines de Noël, est-ce le bon moment pour adopter un chien ? « Les cadeaux de Noël font les abandons de l’été »
, prévient la vétérinaire Laetitia Barlerin dans « Bonjour ! La Matinale TF1 ». Elle rappelle que plus de 220.000 chats et chiens ont été abandonnés en 2024. Il faut réfléchir avant d’adopter et surtout anticiper les contraintes et les obligations liées à un chien. Cinq points sont à vérifier avant d’adopter un chien. Le premier, c’est le temps. « Est-ce que vous avez cinq heures par jour à consacrer à votre chien ? »
, questionne la chroniqueuse. « Entre la dizaine de sorties pour lui apprendre la propreté, entre les cours d’éducation, les rendez-vous chez le vétérinaire, les repas, les séances de jeu, les tapis à nettoyer. J’ai calculé, ça fait 35 heures par semaine minimum. C’est-à-dire un job à temps plein
« , développe la vétérinaire. Le deuxième point à vérifier est celui du budget. Il faut avoir plus de 125 euros par mois à consacrer à son chien. « Ça veut dire 1.000 à 1.500 euros par an, ça comprend l’alimentation, les accessoires, les soins d’hygiène, les vaccins et les antiparasitaires »
, précise-t-elle.
Qui va garder votre chien en votre absence ?
Ces frais s’appliquent si l’animal est en bonne santé, mais cela peut augmenter s’il est malade ou accidenté. « Il faudra rajouter à ça les frais de toilettage, les frais de garde, les cours d’éducation, l’assurance santé »,
indique Laetitia Barlerin. Le troisième point à vérifier est celui du mode de vie. « Si vous avez un studio de 20 mètres carrés, oubliez l’idée d’avoir un Saint-Bernard. Faites attention. Quand vous choisissez votre chien, ne regardez pas seulement le physique, mais ses besoins et son tempérament qui doivent être compatibles avec votre mode de vie »,
détaille la vétérinaire. Un chien peut devenir anxieux et destructeur si son maître est absent dix heures par jour. Le quatrième point auquel il faut réfléchir avant d’adopter est celui des week-ends et des vacances. « On ne peut pas emmener son chien partout. Par exemple, vous partez en week-end en amoureux dans une capitale européenne, eh bien non, vous ne pouvez pas l’emmener. Vous faites un trip à l’autre bout du monde pendant un mois, vous ne pouvez pas l’emmener »,
précise-t-elle.
Une décision qui change la vie
Enfin, le cinquième point est celui des sacrifices. « C’est comme les enfants, il y a un avant et un après le chien dans votre vie. Fini les grasses mat. Fini les soirées improvisées, les apéros qui durent un petit peu longtemps. Fini les nuits endiablées dans les boîtes de nuit. Fini le plateau télé le soir sous la couette, parce qu’il faut sortir le chien. Fini les tapis persans, parce que votre chien, bien sûr, il va les inaugurer. Fini aussi le joyeux bazar à la maison, avec tout qui traîne, même les assiettes. Il va falloir tout ranger »,
énumère la vétérinaire. Le temps, le budget, la vie compatible avec le chien. Qui va le garder ? Et êtes-vous prêt au sacrifice ? « Si vous cochez toutes ces cases, félicitations ! Vous êtes parti pour dix à quinze ans de bonheur. Et ça, ça n’a pas de prix »
, conclut Laetitia Barlerin.










