Les marchés boursiers mondiaux sont parvenus mercredi à battre quelques records dans l’espoir d’un accord entre Washington et Téhéran pour la réouverture du détroit d’Ormuz, mais la dynamique haussière des derniers jours montre des signes d’essoufflement.
En Europe à la clôture, Paris (+0,03% à 8.669,30 points) a amélioré son record de la veille tout comme Madrid (+0,17% à 20.057 points). Londres a fini en équilibre positif (+0,08%).
Signe d’une journée contrastée, Francfort (-0,29%) et Milan (-0,18%) sont redescendus de leur sommet atteint la veille.
A Wall Street, l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,17% et l’indice Nasdaq a reculé de 0,83%. Seul le Dow Jones (+0,49%) a terminé dans le vert, parvenant à décrocher un troisième record d’affilée en clôture, à 54.349,12 points.
Les marchés « reviennent progressivement sur une tendance stable, les investisseurs attendant de voir comment la situation au Moyen-Orient va évoluer », explique Jose Torres, d’Interactive Brokers.
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que le détroit d’Ormuz rouvrirait « très bientôt » sans quoi l’Iran serait frappé « très fort », et assuré qu’un accord pourrait intervenir d’ici jeudi.
Mais Téhéran a démenti toute discussion avec Washington, annonçant s’être accordé de son côté avec le sultanat d’Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans Ormuz.
Toute réouverture de cette voie maritime dépendra toutefois des actions de Washington, qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.
« Ces dernières semaines, les occasions ont été rares où le contexte géopolitique et macroéconomique a soutenu l’appétit pour le risque, mais aujourd’hui fait partie de ces exceptions », estime Kathleen Brooks, analyste chez XTB.
– Le pétrole marque une pause –
Dans l’attente de nouvelles précisions sur la situation géopolitique, le marché pétrolier a aussi repris son souffle.
Après avoir perdu environ 11% depuis le début de la semaine, le prix du baril de Brent de la mer du Nord a grappillé 0,11% mercredi, à 79,45 dollars.
Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, a lâché 0,73% à 75,22 dollars.
Si un accord est confirmé, « nous pourrions assister à un mouvement vers les 75 dollars » pour le baril de Brent, « voire même plus bas vers 70 dollars », qui était le niveau observé fin juin lorsqu’un protocole d’accord avait été conclu entre les deux parties, explique Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.











