Donald Trump fait des émules. A la manière du président américain, le président équatorien, Daniel Noboa, classé à droite, a lancé une guerre commerciale contre la Colombie aussi surprenante qu’inattendue. Sans préliminaires ni préavis, il a annoncé, mercredi 21 janvier, de la ville de Davos (Suisse), où il assistait au Forum économique mondial, une augmentation des taxes douanières de 30 % sur toutes les importations en provenance de Colombie au motif que Bogota ne coopérait pas efficacement à la lutte contre le trafic de drogue. « Nous avons insisté pour dialoguer. Mais nos militaires continuent d’affronter les groupes criminels lies au trafic de drogue sans coopération aucune », avait justifié M. Noboa sur son compte X, en annonçant la hausse des tarifs douaniers.
A Bogota, le président, Gustavo Petro (gauche), a répliqué dès le lendemain, en décidant une augmentation équivalente des taxes douanières sur une vingtaine de produits équatoriens et la suspension immédiate de la vente d’électricité au pays voisin. Une réponse peu appréciée par Quito, qui a ajouté une couche de nouvelles barrières douanières en augmentant les taxes sur le transport de pétrole colombien via l’oléoduc équatorien dit « OCP ».
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