Près de quatre ans après la liquidation judiciaire de Camaïeu, en 2022, le tribunal de commerce de Lille devra décider du sort d’un autre géant nordiste de la mode : le groupe IDKids a demandé, mardi 27 janvier, le placement en redressement judiciaire de ses filiales Okaïdi, Obaïbi, Oxybul et de leurs entrepôts exploités par IDLog.
Le groupe, qui exploite 1 200 magasins et emploie 6 000 personnes dans 70 pays à travers le monde, a annoncé solliciter la « protection » du tribunal de commerce pour ses enseignes françaises, à l’exception de Jacadi, marque rachetée en 2005, toujours rentable, soit 2 000 emplois en France pour 270 succursales. Les filiales étrangères et l’ensemble des franchises du groupe ne sont pas non plus concernés.
Détenu par les familles de Jean Duforest, l’un des fondateurs de Camaïeu, et Jean-Luc Souflet, qui ont créé le groupe en 1996 lors de la reprise d’anciens magasins Camaïeu Enfants, IDKids est surtout connu pour son enseigne Okaïdi (879 magasins dans le monde). Spécialiste de l’habillement des enfants, la chaîne a connu de très sérieux revers en France, marché qui lui procure la moitié de ses ventes : le chiffre d’affaires a plongé de 11 % au cours de l’année 2025, par rapport à 2024, pour atteindre environ 300 millions d’euros.
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