Entre spectacles, résidences d’artiste et organisation de festivals, pas facile de caler un rendez-vous avec Mickaël Pecaud en ce mois de février. Mais le moment venu, le directeur et chorégraphe du collectif clermontois de cultures urbaines Supreme Legacy est tout à son auditoire. Avec le débit de mitraillette des passionnés, petit bonnet vissé sur la tête, il déroule son parcours, qui l’a conduit à devenir aujourd’hui l’une des figures incontournables de la breakdance dans la capitale auvergnate et bien au-delà.
Ses nombreux titres nationaux et internationaux, en individuel comme en équipe, y sont pour quelque chose, bien sûr. Mais, à 38 ans, ce père de deux enfants a arrêté la compétition depuis un certain temps. Il préfère s’étendre sur les notions de partage et de convivialité qu’il voit dans la culture hip-hop. Des valeurs qu’il s’acharne à transmettre depuis le jour où son corps a été happé par la breakdance, à 14 ans, alors qu’il était en vacances avec ses parents. « J’ai vu ce qu’on appelle un “cypher”, c’est-à-dire un cercle au sein duquel on danse le break. L’ambiance, l’énergie et la liberté dans les mouvements m’ont tout de suite plu », raconte-t-il.
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