Antoine Valentin avait tant envie d’être maire. « Le plus beau des mandats », « un engagement trois cent soixante-cinq jours par an », loin de « la politique partisane, très futile, assez cynique ». C’était il y a trois ans, dans un long entretien à Valeurs actuelles, au mitan de son mandat. Il la désirait si ardemment, cette mairie de la petite ville de Saint-Jeoire (Haute-Savoie), qu’il avait, dans une manœuvre rare, comploté en 2020 pour écarter la tête de liste portée à la mairie par les électeurs : dans les deux mois séparant le scrutin du premier conseil municipal, sur fond de confinement lié au Covid-19, le troisième de liste avait retourné une majorité de ses colistiers et, le jour de l’installation du maire, celui pressenti était pris à revers. Antoine Valentin enfilait l’écharpe tricolore sur son costume.
Mais la vallée de l’Arve est trop étroite pour qui voit si loin : Paris attend Antoine Valentin, qui tente pour la deuxième fois de se défaire de ce mandat pris à la hussarde. Après avoir échoué aux élections législatives de 2024, l’aspirant député, qui n’a pas répondu au Monde, semble bien parti pour faire son entrée à l’Assemblée nationale à l’issue de l’élection partielle dans la 3e circonscription de Haute-Savoie, dimanche 1er février.
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