Jean-Didier Berger devinait son sort au moment d’accepter d’entrer dans le gouvernement de Sébastien Lecornu, ce jeudi 26 février. Celui d’un ministre suspendu par sa propre formation, Les Républicains (LR). « Je suis sur la corde à linge, suspendu », ironisait, en janvier, Sébastien Martin (industrie), l’un des six ministres LR suspendus depuis le 23 octobre 2025. Ce jour-là, Bruno Retailleau faisait voter par son bureau politique la suspension des ministres LR. Dans un premier temps, le président des Républicains souhaitait même les exclure. C’était sans compter sur la mansuétude et l’influence de Gérard Larcher, qui plaidait pour une simple suspension et imposait ce jugement de Salomon.
Jean-Didier Berger n’a donc pas été surpris de lire le court communiqué de son parti, moins d’une heure après sa nomination comme ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez : « Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage ; celui de Jean-Didier Berger en est une nouvelle illustration. Ce choix personnel, en rupture avec les orientations arrêtées par le bureau politique, appelle l’engagement d’une procédure de sanction. »
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