jeudi, août 6

  • La préfecture de Gironde a débloqué 300.000 euros d’aide d’urgence afin d’aider les collectivités affectées par le mégafeu à réaliser des « travaux urgents ».
  • L’une des priorités est d’abattre et d’évacuer des millions de tonnes de bois calciné ou endommagé.
  • Un chantier colossal pour la filière forêt-bois de Nouvelle-Aquitaine, comme vous allez le voir avec ce reportage de TF1.

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A quelques mètres près, l’arbre aurait pu tomber sur la maison de Bastien Pionneau, un habitant de Lège-Cap-Ferret (Gironde). Seul le portail et une partie de l’annexe ont été endommagés. « C’est très impressionnant et c’est vrai que je n’aurais jamais pensé voir ça. Et ce qui est un peu plus dangereux c’est qu’il tombe de jour en jour. Je suis obligé de me baisser de plus en plus pour rentrer dessous. Donc c’est pour ça, à mon avis, qu’il va falloir vite le sortir », témoigne-t-il dans le reportage ci-dessus. 

Certains insectes raffolent des arbres calcinés

L’arbre, de près de 10 mètres de haut, ne s’est brisé que le lendemain de l’incendie, après avoir été fragilisé par les flammes. Comme celui-ci, des centaines de milliers de pins menacent de tomber sur des habitations ou des routes. Il y a donc urgence à les couper, aussi pour des raisons économiques. Des arbres brûlés peuvent encore être exploités, à condition de faire vite. Car certains insectes, les scolytes, raffolent des arbres calcinés. « Le risque c’est que les populations explosent, et ensuite ils attaquent. Une fois qu’ils n’ont plus rien dans les arbres, ils attaquent les autres. Et donc on ne veut pas augmenter le risque sur les arbres sains », explique Philippe Fougeras, de l’Office national des forêts.

Pour ne pas perdre de temps, depuis ce mercredi 5 août, les propriétaires sont exceptionnellement autorisés à couper les arbres. Le problème, c’est qu’il faut attendre que le feu soit éteint. Et cela peut prendre encore plusieurs semaines, comme ce fut le cas il y a 4 ans, après l’incendie de Landiras. La tâche qui attend les exploitants des forêts s’annonce titanesque. « Il faudra au moins 2 ans, voire plus, pour tout exploiter. Sur les 42.000 hectares, ça représente entre 4 et 5 millions de tonnes. Donc effectivement, le temps va nous manquer », admet Benoît Fraud, directeur général de l’alliance forêt-bois de Cestas. 

Selon la surface brûlée, les pertes pour les exploitants peuvent s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros.

La rédaction de TF1info | Reportage : Pierre CORRIEUX, Sarah FRANCESCONI et Erwan BRAEM

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