« Le secrétaire Driscoll s’est montré extrêmement efficace pour promouvoir le programme du président Trump (…) apportant un leadership remarquable lors d’opérations militaires historiques », a salué la Maison Blanche dans un communiqué. Elle a également estimé que l’armée américaine était « plus forte que jamais grâce à son travail aux côtés » de Donald Trump et du ministre de la Défense, Pete Hegseth.
Cela faisait pourtant des semaines que la situation était tendue avec le ministre de la Défense et des rumeurs insistantes dans les médias américains laissaient entrevoir un départ imminent. Nommé en décembre 2024 par Donald Trump, son mandat aura donc duré un peu plus de 18 mois.
Des désaccords
Dan Driscoll s’était opposé au départ début avril du chef d’état major Randy George ainsi que de deux autres officiers : le général David Hodne, qui dirigeait le Commandement de transformation et d’entraînement de l’armée, et le major-général William Green, à la tête du corps des aumôniers. Des limogeages sans raison officielle mais sur fond de désaccords d’une décision du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth de bloquer la promotion de quatre officiers, donct deux afro-américains et deux femmes. Le poste du général Randy Goerges est occupé actuellement par le général Christopher LaNeve, vétéran des guerres d’Irak et d’Afghanistan désigné pour assurer l’intérim.
Dan Driscoll a pris part aux négociations sur la guerre en Ukraine, aux côtés des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. Il est par ailleurs un proche du vice-président JD Vance, avec qui il a étudié à la faculté de droit de Yale. Sa démission intervient dans un moment délicat pour les États-Unis en guerre contre l’Iran et qui cherchent à mettre un terme à ce conflit qu’ils mènent aux côtés d’Israël. L’armée de terre américaine se retrouve sans direction civile ni militaire permanente.
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