Cachez cette casquette rouge que je ne saurais voir. Il y a urgence, au Rassemblement national (RN), à faire oublier la mansuétude, a minima, exprimée envers Donald Trump depuis sa réélection en novembre 2024. Dans une intervention mardi 20 janvier au Parlement européen, Jordan Bardella a fixé la nouvelle ligne en vigueur au sein du parti d’extrême droite : Donald Trump, en convoitant le Groenland, impose « un rapport de force » et « céder créerait un précédent grave ».
L’Union européenne doit « activer sans délais ses instruments anti-coercition et assumer des mesures ciblées sur les services et les exportations américaines à destination de l’Europe », a plaidé le président du RN, tout en imputant la situation actuelle à « des décennies d’aveuglement stratégique ».
Cette deuxième condamnation du comportement de Donald Trump, qui suit de près celle de l’enlèvement du président vénézuélien Nicolas Maduro, samedi 3 janvier, par l’armée américaine, suffira-t-elle à faire oublier douze mois de ronds de jambe plus ou moins assumés ? Le RN est conscient du « piège béant » qui est devant lui, dans l’optique de la présidentielle de 2027, selon l’expression de Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe lepéniste à l’Assemblée nationale.
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