Que faire de l’argent des plus riches ? Faut-il le ponctionner pour financer la dépense publique, ou le ménager pour encourager l’esprit d’entreprise ? A ces questions, la gauche et la droite apportent depuis longtemps des réponses souvent opposées, mais qui témoignent dans les deux cas de visions structurées de la redistribution des richesses.
Le Rassemblement national (RN), lui, apparaît plus flou. De la taxe Zucman sur les très gros patrimoines à l’imposition des multinationales, les députés du parti d’extrême droite ont pris des positions parfois antinomiques au cours du débat budgétaire qui accapare les parlementaires depuis plusieurs mois.
Pour y voir plus clair, Les Décodeurs ont passé en revue quelque 130 votes d’amendements et d’articles de loi intervenus à l’Assemblée nationale à l’automne 2025 sur le projet de loi de finances (PLF) et sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, en concentrant l’analyse sur les très hauts revenus et les grandes entreprises. A chaque fois, les scrutins ont été disséqués et les prises de parole du RN étudiées. Cette analyse révèle que, si le parti a pu soutenir quelques mesures marquées à gauche, il a défendu la plupart du temps une approche très libérale.
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