L’année 2025 s’est achevée sans que soit décerné le titre honorifique de champion d’automne de la Ligue 1. Ce sera chose faite à l’issue de la 17e journée, qui clôturera la phase aller du championnat de France de football, qui reprend, vendredi 2 janvier à 20 h 45, par la rencontre entre Toulouse et l’actuel leader, le RC Lens.
Les Sang et Or ont passé les fêtes de fin d’année au sommet du classement, qu’ils occupent depuis leur succès à Angers (2-1), le 30 novembre, et grâce à une série de six victoires consécutives. Le Paris Saint-Germain (PSG), qui affrontera le Paris FC, dimanche à 20 h 45, dans le premier derby entre les deux équipes depuis la saison 1978-1979, se trouve deuxième à un point.
Cette place de leader, loin d’être « anecdotique », est « une belle chose pour tous les gens de la région », estimait Pierre Sage, l’entraîneur lensois, après la victoire des siens face à Nice (2-0), le 14 décembre. L’ancien coach de l’Olympique lyonnais (OL), arrivé dans l’Artois au cours de l’été dernier pour lancer un « nouveau cycle » au sein du club, qui a terminé 8ᵉ la saison passée, a métamorphosé les Sang et Or.
Avec la meilleure défense du championnat – seulement 13 buts encaissés –, un pragmatisme assumé et une diversité dans leur jeu offensif, les Lensois n’ont concédé que trois défaites depuis le début de cet exercice 2025-2026. En déplacement à Toulouse pour cette 17ᵉ journée, ils retrouveront le stade Bollaert-Delelis le 17 janvier pour la réception d’Auxerre. Un écrin symbole de la bonne santé retrouvée du club artésien. Le RC Lens a, en effet, annoncé, le 14 décembre, l’achat de son antre historique à la municipalité, pour un montant de 27 millions d’euros.
Entre le PSG et le Paris FC, une lutte de voisinage
La réussite actuelle des Sang et Or, qui seraient assurés d’être champions d’automne en cas de victoire à Toulouse, n’est menacée que par le PSG. Au cours des six dernières années, cette distinction honorifique n’a échappé que deux fois au club de la capitale : en 2016 et en 2020, obtenue respectivement par l’OGC Nice et l’Olympique lyonnais.
L’équipe de Luis Enrique souhaite débuter 2026 sur la lancée d’une année 2025 à six titres, achevée par un succès en finale de la Coupe intercontinentale face à Flamengo (1-1 t.a.b. 2-1), le 17 décembre. Avant de tenter de remporter un nouveau sacre lors du Trophée des champions, jeudi 8 janvier, face à l’Olympique de Marseille (OM), le PSG va donc tenter d’asseoir sa domination locale lors du derby contre son nouveau voisin, le Paris FC.
Derrière le duel à distance entre Lens et le PSG, la bataille pour le haut du classement bat son plein. Pour rester sur le podium, l’OM, meilleure attaque de Ligue 1, a vaincu l’AS Monaco (1-0) le 14 décembre en s’en remettant à ses hommes forts : le gardien Geronimo Rulli et le meilleur buteur du championnat, Mason Greenwood. Avec cinq défaites lors des six dernières journées de Ligue 1, Monaco a, pour sa part, chuté au classement, à la 9e place, derrière le LOSC Lille (4ᵉ), l’Olympique lyonnais (5ᵉ), le Stade rennais (6ᵉ), le RC Strasbourg (7ᵉ) et le Toulouse FC (8ᵉ).
Du mouvement pour relancer Nice
Mais le club le plus en difficulté du moment est l’OGC Nice, englué dans une crise historique quant à ses résultats. Malgré une série noire de neuf défaites consécutives toutes compétitions confondues – un chiffre inédit pour les Aiglons –, seulement stoppée par une victoire contre Saint-Etienne en Coupe de France (2-1), l’équipe azuréenne pointe à la 13ᵉ place.
Dans ce contexte, Nice a profité de la trêve pour engager des changements d’ampleur. Le 19 décembre, le départ de Fabrice Bocquet, président depuis le début de la saison, a été annoncé. Jean-Pierre Rivère, son prédécesseur de 2019 à 2025, a accepté de faire son retour « bénévolement », alors qu’il s’est engagé en politique aux côtés du député Eric Ciotti (Union des droites), dans la perspective des élections municipales de mars 2026.
Puis, le 28 décembre, « compte tenu de la situation sportive », l’OGC Nice a finalement mis un terme à sa collaboration avec Franck Haise, son entraîneur depuis l’été 2024. Claude Puel, technicien des Aiglons de 2012 à 2016, a été nommé pour le remplacer. Le coach de 64 ans, qui n’avait plus occupé un banc depuis son départ de Saint-Etienne, en 2021, et dont la mission est de « redresser les performances de l’équipe », fera ses débuts face à Strasbourg, dimanche.
Les ultras niçois seront une fois de plus absents du stade Allianz Riviera pour cette rencontre, comme à chaque match depuis un mois, mais ils ont annoncé la fin de leur mouvement de grève et leur retour dans les tribunes pour le rendez-vous face à Toulouse, le 17 janvier.
Les mouvements internes à l’OGCN pourraient s’accompagner d’ajustements au sein de l’effectif en profitant du marché des transferts hivernal, qui s’est ouvert le 1ᵉʳ janvier. Le club azuréen a déjà annoncé l’arrivée d’Elye Wahi, prêté par l’Eintracht Francfort jusqu’à la fin de la saison. Comme les Aiglons, toutes les équipes de Ligue 1 auront jusqu’au 2 février pour renforcer leurs rangs.









