- Thomas Coville a bouclé ce dimanche matin un tour du monde en un nouveau temps record de 40 jours et 10 heures avec six membres d’équipage.
- Le navigateur breton est arrivé à Brest, heureux mais fatigué après un périple qui ne leur a pas fait de cadeau.
- Il a partagé son bonheur au micro de TF1, évoquant « un Graal ».
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Le 20H
Le trimaran Sodebo Ultim 3, skippé par Thomas Coville, a établi dimanche au petit matin un nouveau record du tour du monde à la voile : une circumnavigation en 40 jours, 10 heures et 45 minutes.
Quarante jours d’absence et quarante jours d’une vigilance de tous les instants, sur le bateau le plus rapide de l’histoire autour du monde. « C’est un projet d’une vie, on passe des années et des années, pierre après pierre, échec après échec, pour aboutir à un Graal »,
réagit avec émotion le skipper de 57 ans dans le reportage en tête de cet article. Lorsqu’il a touché la terre ferme ce dimanche matin, il n’était plus question pour lui de calculer : il a retrouvé sa femme, son fils et sa fille, comme le montre la séquence émouvante de son arrivée à Brest devant des centaines de supporters.
« Il a été incroyable »
« Je lui écris tout le temps, dans les moments où il peut douter, je lui dis que je suis fière de lui, je lui écris tous les jours, mais là il a été incroyable »,
a de son côté réagi son épouse, relâchant la pression.
Il était 7h46 ce matin quand l’un des plus grands navigateurs français de l’histoire et ses six équipiers ont franchi la ligne. À l’exception de Thomas Coville qui boucle son dixième tour du monde, aucun d’eux n’avait vu le cap Horn avant début janvier.
Leur trimaran volait au-dessus de l’eau, à 54 km/h de moyenne avec un bruit constant de 90 décibels. Outre des cycles de sommeil de 3h, tous ne sont pas mécontents de quitter leur espace de vie de 9 m2, très inconfortable. « La cuisine c’est très sommaire, c’est essentiellement se faire bouillir de l’eau, pour réhydrater nos plats lyophilisés »,
explique Guillaume Pirouelle.
« On pousse l’optimisation jusqu’à partager les duvets pour économiser du poids »,
raconte Benjamin Schwartz.
Ils ont été en avance sur le précédent record tout au long du parcours, pour le battre d’une demi-journée.
Thomas Coville qualifie ce record de « zinzin »
. Et pourtant dans l’ensemble, les conditions météo étaient défavorables. Avec de tels bateaux, la barre des 40 jours pourrait très vite être franchie.











